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Culture

Le Louvre instaure une tarification différenciée pour les visiteurs extra-européens

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_**La décision d’augmenter de 45% le billet pour les touristes hors Union européenne suscite des réactions contrastées parmi les visiteurs du musée parisien, entre incompréhension et résignation.**_

Devant la pyramide du Louvre, l’annonce d’une modulation des prix d’entrée selon la provenance géographique des visiteurs est accueillie avec un certain fatalisme. À compter de cette semaine, les personnes résidant hors de l’UE doivent désormais s’acquitter de 32 euros pour accéder aux collections, contre 22 euros auparavant. Cette mesure, qui concerne également d’autres institutions culturelles nationales comme le château de Versailles, vise selon le gouvernement à générer des ressources supplémentaires destinées à la restauration du patrimoine.

L’argument financier peine cependant à convaincre certains visiteurs internationaux. Pour une touriste sud-coréenne, cette pratique contredit l’idée d’un patrimoine artistique universel. Elle estime que l’accès à des œuvres mondialement connues devrait rester équitable, indépendamment de la nationalité. Son compagnon, de nationalité française, perçoit quant à lui la différence de tarif comme une forme de contribution indirecte, liée au système fiscal dont il est redevable.

La surprise est palpable chez plusieurs voyageurs, peu informés de cette nouvelle disposition avant leur arrivée. Une Brésilienne exprime son étonnement face à l’application d’un tel principe dans une nation riche, le jugeant plus compréhensible dans des contextes économiques différents. Une Uruguayenne, bien que décidée à poursuivre sa visite, déplore une inégalité de traitement qui désavantage ceux qui effectuent les trajets les plus longs et les plus coûteux.

Cette politique tarifaire, peu répandue dans les grands musées européens ou nord-américains, fait également l’objet de critiques en interne. Des représentants du personnel s’inquiètent des implications pratiques, notamment la charge de travail supplémentaire liée au contrôle des justificatifs de résidence. Ils soulèvent également des questions de principe, défendant l’idée d’un accès universel à la culture.

Parmi les visiteurs européens exemptés de la majoration, certains expriment néanmoins leur malaise. Un jeune Italien affirme que l’origine d’un visiteur ne devrait pas conditionner son droit d’admirer les collections. Un couple australien, pour sa part, reconnaît la logique de financement mais souligne la tension avec le principe d’égalité de traitement.

Alors que les files d’attente demeurent importantes devant l’entrée du musée, la mesure ne semble pas dissuader l’afflux de visiteurs internationaux, beaucoup considérant la découverte des lieux comme incontournable. Le débat, lui, dépasse la simple question du prix du billet et interroge les modèles de financement et les valeurs d’accueil des grandes institutions culturelles françaises.

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