Monde
Le karaté, nouveau fer de lance de l’émancipation féminine en Iran
Dans les dojos iraniens, une génération de jeunes filles découvre par les arts martiaux les vertus de la confiance en soi et de l’affirmation personnelle, transformant silencieusement les normes sociales.
Des fillettes à peine âgées de cinq ans exécutent avec une surprenante précision des techniques de combat dans un gymnase de Téhéran. Vêtues de kimonos et casquées de protections, elles s’affrontent sur les tatamis sous le regard attentif d’arbitres et devant un public exclusivement féminin. Cette scène devient progressivement banale en Iran, où le karaté féminin connaît un essor remarquable.
La pratique des arts martiaux, jadis mal considérée sous la République islamique, attire désormais des pratiquantes de tous âges. Les clubs accueillent aujourd’hui presque autant de femmes que d’hommes, selon les observateurs locaux. Pour beaucoup de ces Iraniennes, le karaté représente bien plus qu’une simple activité sportive. Il incarne une voie vers l’autonomie et l’affirmation de soi.
Une mère de famille témoigne de cette transformation intérieure. À 44 ans, elle partage désormais cette passion avec sa fille et évoque les bienfaits de cette discipline dans sa vie quotidienne. L’ordre et la sérénité qu’elle y puise contrastent avec les préjugés initiaux qui qualifiaient les karatékas de femmes dangereuses.
Ce mouvement s’inscrit dans une évolution plus large de la société iranienne, particulièrement sensible depuis les récents bouleversements sociaux. Les responsables sportifs constatent une motivation accrue chez les pratiquantes, qui voient dans le karaté un moyen de développer une force mentale exceptionnelle. Les succès internationaux des équipes nationales juniors, couronnées par de multiples médailles lors de compétitions asiatiques, attestent de cette dynamique.
Lors d’un tournoi régional réunissant 230 participantes, l’atmosphère concentrée et déterminée des compétitrices illustrait cette quête d’accomplissement personnel. Sous les portraits des dirigeants historiques de la République islamique, ces femmes de tous âges démontrent par leur pratique que l’apprentissage des arts martiaux dépasse la simple technique corporelle.
Une pratiquante chevronnée résume cette philosophie. Le karaté enseigne à se relever après chaque chute, à persévérer malgré les difficultés. Cet apprentissage revêt une importance particulière dans un contexte où, comme le souligne une responsable sportive, les jeunes filles manquent souvent de confiance en elles. La discipline leur offre des outils précieux pour affronter les défis de l’existence et construire leur propre chemin.
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