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Le jeune Henry Pollock, cible de toutes les tensions avant la revanche à Chaban-Delmas

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À seulement 20 ans, le troisième-ligne de Northampton s’est attiré les foudres de nombreux adversaires, notamment après la finale de Champions Cup perdue face à l’UBB. Son retour à Bordeaux dimanche s’annonce électrique.

La finale européenne de mai dernier à Cardiff a laissé des traces bien au-delà du simple résultat. Si l’Union Bordeaux-Bègles a soulevé le trophée, un jeune Anglais a marqué les esprits par son attitude provocatrice. Henry Pollock, alors âgé de 20 ans, s’est retrouvé au cœur d’un vif incident en fin de rencontre, déclenchant l’ire des joueurs aquitains et suscitant une réaction collective. Des images de l’altercation, où Jefferson Poirot l’avait fermement pris à partie, avaient fait le tour des réseaux. Les champions ne s’étaient d’ailleurs pas privés, dans le vestiaire, de parodier sa célébration fétiche en mimant la prise de pouls. Ce dimanche, pour sa première visite à Chaban-Delmas depuis ces événements, l’ambiance promet d’être particulièrement hostile à son égard.

Pour justifier le tempérament de son protégé, le directeur du rugby des Saints, Phil Dowson, n’hésite pas à dresser un parallèle avec de grandes figures sportives controversées. Il estime que le rejet dont peut faire l’objet Pollock est souvent le corollaire d’un talent exceptionnel. L’entraîneur cite en exemple des athlètes comme David Beckham, Owen Farrell ou Tom Brady, qui ont également divisé les opinions au cours de leur carrière, précisément parce qu’ils dominaient leur discipline. Selon lui, l’essentiel reste la performance sur le terrain. Il encourage donc le jeune flanker à persévérer dans sa voie, à condition que son caractère ne nuise pas à ses qualités rugbystiques fondamentales : son activité défensive, sa capacité à gagner du terrain et la justesse de ses choix.

Cette propension à irriter l’adversaire n’est d’ailleurs pas un fait nouveau. Dès ses débuts sous le maillot de la Rose, lors du Tournoi des Six Nations, il avait réussi à exaspérer les joueurs gallois par son comportement. Son coach souligne qu’Henry Pollock assume pleinement ce rôle et qu’il ne se laisse pas intimider, même dans les arènes les plus prestigieuses. Dowson rappelle par ailleurs que les expéditions les plus difficiles, dans des bastions réputés imprenables, forgent souvent les plus beaux souvenirs. Le déplacement à Bordeaux s’inscrira sans doute dans cette catégorie, offrant au jeune homme une nouvelle occasion de faire parler son jeu… et son caractère.

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