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Le Honduras tourne la page de l’ère Castro avec l’élection de Nasry Asfura

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_**L’homme d’affaires conservateur, soutenu par Donald Trump, l’emporte après un scrutin serré et des accusations de fraude, confirmant une tendance régionale.**_

Le Conseil national électoral a proclamé Nasry Asfura vainqueur de l’élection présidentielle, mettant ainsi un terme à trois semaines d’incertitude. Ce résultat marque un retour de la droite au pouvoir, après le mandat de la présidente sortante Xiomara Castro. L’entrepreneur de soixante-sept ans, surnommé « Tito », a obtenu un peu plus de quarante pour cent des suffrages, devançant de justesse son principal rival, le présentateur télévisé Salvador Nasralla.

La campagne et le dépouillement ont été émaillés de tensions. Le candidat battu a dénoncé des irrégularités, exigeant un large recomptage des voix en raison d’incohérences dans certains procès-verbaux. Des missions d’observation internationales n’ont toutefois pas relevé d’anomalies majeures. La période a été marquée par une polarisation accrue de la société hondurienne.

Le scrutin s’est déroulé sous l’influence notable de l’ancien président américain Donald Trump. Ce dernier avait publiquement menacé de réduire l’aide au pays en cas de défaite de son protégé. Quelques jours avant le vote, il a également accordé la grâce à l’ex-président Juan Orlando Hernández, mentor de M. Asfura, condamné à une longue peine de prison aux États-Unis pour trafic de stupéfiants. Le département d’État a rapidement salué une victoire « claire » et exprimé sa volonté de collaborer sur les questions de sécurité et de migration.

La tâche qui attend le président élu, dont l’entrée en fonction est prévue pour le 27 janvier, s’annonce complexe. Il hérite d’une nation confrontée à une violence endémique liée aux cartels de la drogue et aux gangs, que l’administration sortante a tenté de juguler par des mesures d’exception controversées. M. Asfura promet de relancer l’économie par les investissements étrangers et envisage un réalignement diplomatique en faveur de Taïwan, rompant ainsi avec la reconnaissance de Pékin initiée par son prédécesseur. Son mandat s’ouvrira dans un climat de défiance, nécessitant une gestion prudente des divisions exacerbées par ce processus électoral disputé.

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