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Le gouverneur Newsom profite de la COP30 pour dénoncer l’absence américaine

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En marge du sommet climatique brésilien, le dirigeant californien a vivement critiqué la politique environnementale de l’ancien président Trump, soulignant l’engagement continu des États fédérés en faveur des accords internationaux.

Le gouverneur de Californie Gavin Newsom a saisi l’occasion de la conférence climatique COP30 à Belém pour exprimer son désaccord fondamental avec l’approche environnementale de Donald Trump. En l’absence de représentation officielle américaine, le démocrate a affirmé que tout futur président de son parti réintégrerait immédiatement l’Accord de Paris sur le climat, qualifiant cette décision à la fois d’impératif moral et d’opportunité économique.

Cette prise de position intervient dans un contexte particulier, marqué par le retrait officiel des États-Unis des négociations climatiques internationales pour la première fois en trente ans de conférences des parties. Plusieurs responsables régionaux américains ont néanmoins fait le déplacement au Brésil pour témoigner de leur attachement aux objectifs environnementaux globaux. Le gouverneur Newsom a notamment insisté sur le rôle moteur de la Californie, dont l’économie représente la quatrième puissance mondiale et repose désormais aux deux tiers sur des énergies non polluantes.

La position californienne contraste avec l’orientation affichée par l’administration fédérale, qui privilégie le développement des ressources fossiles. Cette divergence illustre la capacité des États américains à poursuivre leurs propres politiques énergétiques, indépendamment des décisions prises à Washington. Des experts rappellent que les juridictions infranationales disposent de leviers significatifs en matière de régulation des émissions, de gestion des déchets et de développement des transports durables.

Une analyse universitaire récente suggère que l’action conjuguée des villes et des États pourrait permettre aux États-Unis d’atteindre des objectifs ambitieux de réduction de leurs émissions, même en l’absence d’engagement fédéral. Cette perspective confirme que la transition écologique américaine repose sur une multiplicité d’acteurs, dont l’influence dépasse le cadre des alternances politiques nationales.

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