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Le député Raphaël Arnault rompt le silence après la mort de Quentin Deranque

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L’élu insoumis, mis en cause après le décès d’un militant d’extrême droite à Lyon, s’exprime pour la première fois dans un long entretien. Il affirme que son mouvement politique n’est en rien impliqué dans cette affaire et justifie son retrait temporaire de la vie publique.

Raphaël Arnault, député de la France insoumise, a décidé de mettre un terme à plusieurs semaines de réserve médiatique. Dans un entretien diffusé récemment, l’élu du Vaucluse est revenu sur les circonstances qui ont suivi le décès de Quentin Deranque, survenu lors d’une altercation à Lyon entre des militants d’extrême droite et des antifascistes. Il récuse toute responsabilité de son parti dans cet événement.

Le parlementaire explique que son absence des plateaux télévisés et de l’hémicycle relevait d’un choix délibéré. Selon lui, une prise de parole immédiate n’aurait pas contribué à apaiser les tensions, dans un contexte marqué selon ses termes par une « violence médiatique » intense. Il indique avoir préféré laisser la justice mener son travail, tout en exprimant sur les réseaux sociaux son émotion face à la perte d’une vie.

Raphaël Arnault reconnaît avoir toujours craint ce type de confrontation, estimant que des victoires politiques antérieures avaient permis de contenir la dynamique violente. Il insiste sur le fait que le combat antifasciste ne saurait justifier le recours à la force physique, condamnant avec fermeté toute forme d’affrontement armé. L’élu souligne que sa position est guidée par des principes et non par des considérations individuelles.

Le député dénonce par ailleurs ce qu’il qualifie d’« inversion des valeurs » dans le débat public. Il estime qu’une partie de la classe politique et des médias s’est empressée d’imputer la responsabilité des faits à la gauche radicale, reprenant selon lui une narration portée par l’extrême droite. Cette situation lui rappelle, affirme-t-il, des périodes historiques où les antifascistes étaient stigmatisés.

Interrogé sur la mise en examen de l’un de ses anciens collaborateurs parlementaires dans le cadre de l’enquête, Raphaël Arnault se dit convaincu que ce dernier n’aurait jamais souhaité un tel drame. Il précise avoir rompu le contrat de travail de ce collaborateur peu après les événements, tout en maintenant que la justice doit déterminer les responsabilités de chacun. Neuf personnes sont à ce jour poursuivies dans cette affaire.

L’élu insoumis annonce son intention de reprendre pleinement ses fonctions, tant dans sa circonscription qu’à l’Assemblée nationale, invoquant les nombreuses sollicitations de ses administrés et la fin de la trêve municipale. Il affirme avoir reçu de nombreux soutiens malgré les menaces dont il dit avoir fait l’objet.

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