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Le Covid-19 persiste dans le cerveau et altère les fonctions neurologiques

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Une étude révèle que le virus peut subsister plusieurs semaines dans le système nerveux central, avec des conséquences sur l’humeur et la cognition.

Les recherches menées par l’Institut Pasteur, publiées dans *Nature Communications*, apportent un éclairage nouveau sur les effets durables du Covid-19. Selon ces travaux, le virus serait capable de se maintenir dans le cerveau jusqu’à 80 jours après l’infection, entraînant chez certains patients des perturbations neurologiques telles que des troubles anxieux ou des déficits mnésiques.

Les scientifiques ont observé ces mécanismes chez des rongeurs infectés, constatant une altération de la production de dopamine, un neurotransmetteur clé dans la régulation des émotions et de la mémoire. Ces perturbations pourraient expliquer les symptômes dépressifs ou cognitifs rapportés par une partie des malades. Par ailleurs, l’étude souligne des variations dans les manifestations cliniques selon le sexe des individus, bien que les causes précises restent à élucider.

Ces découvertes s’inscrivent dans un ensemble croissant de données suggérant un impact neurologique durable du SARS-CoV-2. Une précédente publication avait déjà mis en évidence un vieillissement accéléré des fonctions cérébrales, attribué non seulement à l’infection elle-même, mais aussi aux conséquences indirectes de la pandémie, comme l’isolement ou la réduction des activités stimulantes.

Si ces résultats nécessitent des investigations complémentaires, ils confirment la complexité des séquelles potentielles du Covid-19, bien au-delà des symptômes respiratoires initiaux. La compréhension fine de ces mécanismes ouvrira sans doute la voie à des approches thérapeutiques mieux ciblées pour les patients concernés.

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