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Le courrier du pape Léon XIV, un trésor postal entre tradition et dévotion

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Chaque semaine, des centaines de lettres venues du monde entier parviennent au Vatican, témoignant d’une ferveur intacte malgré l’ère numérique.

Dans un centre de tri postal près de Rome, des caisses jaunes s’alignent méthodiquement, remplies d’enveloppes adressées au souverain pontife. Ces missives, parfois ornées de timbres colorés ou de dessins naïfs, représentent près d’une demi-tonne de courrier hebdomadaire destiné à Léon XIV. Le bureau de Fiumicino, situé non loin de l’aéroport international, constitue la première étape d’un parcours postal méticuleux avant leur acheminement vers le Vatican.

Les lettres proviennent des cinq continents, du Cameroun aux États-Unis en passant par Hong Kong. Certaines, rédigées par des enfants, arborent des cœurs tracés à la main. D’autres, plus formelles, portent des timbres soigneusement choisis. Antonello Chidichimo, responsable du centre, souligne la persistance de cette tradition épistolaire malgré la domination des communications numériques.

Une fois triées, manuellement ou à l’aide de machines optiques, ces correspondances sont expédiées vers le Saint-Siège, où elles rejoignent les services de la Secrétairerie d’État. Là, elles font l’objet d’un examen rigoureux avant d’être transmises au bureau pontifical. Les demandes de prières ou de bénédictions y sont fréquentes, parfois accompagnées d’objets insolites, comme cette peluche évoquée par un employé vatican.

Contrairement aux attentes, le volume de courrier reste stable depuis l’élection du nouveau pape, bien qu’il n’égale pas encore les records enregistrés sous le pontificat de François. Ce dernier, connu pour son accessibilité, répondait parfois personnellement aux fidèles, une pratique qui pourrait se perpétuer sous Léon XIV.

Pour les pèlerins de passage à Rome, il est également possible de déposer directement leurs lettres dans les bureaux postaux du Vatican, sans affranchissement. Une facilité qui explique en partie l’afflux régulier de courriers, notamment en provenance d’Amérique latine et d’Asie.

Derrière ces enveloppes se cache une réalité moins visible : celle d’une Église en dialogue constant avec ses fidèles, où chaque mot écrit garde une valeur sacrée.

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