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Culture

Le chocolat de Dubaï conquiert la Corée du Sud, créant une ruée vers l’or noir

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Une simple friandise inspirée d’une tablette venue des Émirats est devenue un phénomène de société en quelques semaines, générant des files d’attente interminables et des ruptures de stock généralisées.

Une frénésie sucrée s’est emparée de la Corée du Sud. Au cœur de cette effervescence, une truffe ronde, fourrée d’un chocolat originaire de Dubaï, mélangeant pistache et kadaïf. Ce mets, surnommé localement « dujjonku », est désormais l’objet de toutes les convoitises, au point de transformer sa quête en une véritable chasse au trésor pour les consommateurs.

Les indicateurs numériques témoignent de l’ampleur du phénomène. Les recherches en ligne associées à cette confiserie ont été multipliées par vingt en trois mois, tandis que les commandes via les applications de livraison ont explosé. L’engouement dépasse largement le cadre des pâtisseries spécialisées. Des établissements aussi variés que des restaurants traditionnels coréens ou des sushis-ya ont intégré cette création à leur carte pour répondre à la demande.

Cette popularité fulgurante a toutefois un revers. Les approvisionnements peinent à suivre, conduisant à des pénuries récurrentes. La situation est devenue si tendue qu’un développeur a créé une carte en ligne recensant en temps réel les boutiques disposant du précieux produit. Devant les enseignes, il n’est pas rare de voir des clients patienter longuement, parfois dès l’aube et par des températures hivernales, dans l’espoir d’en obtenir.

Le marketing organique, notamment par le biais de célébrités, a largement contribué à cette dynamique. Une idole de la K-pop a par exemple popularisé le « look » de la « lèvre Dujjonku » sur les réseaux sociaux, accentuant l’effet de mode. Pour certains observateurs, il s’agit d’un pur phénomène viral, où le désir naît de l’imitation et de la rareté. Le prix élevé de ces chocolats, environ quatre euros l’unité pour une valeur calorique conséquente, n’a pas refroidi les ardeurs.

L’impact social de cette tendance est notable. Face aux difficultés récurrentes pour maintenir les réserves sanguines, la Croix-Rouge coréenne a innové en proposant cette friandise à la place des récompenses habituelles aux donneurs. Une initiative qui, selon plusieurs centres, a permis de doubler le nombre de dons, démontrant le pouvoir d’attraction inattendu de ce chocolat.

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