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Le chauffage au bois, un confort d’hiver sous le feu des interdictions

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_**Face à l’impact sanitaire des émissions de particules fines, plusieurs agglomérations françaises restreignent, voire interdisent, l’usage des cheminées à foyer ouvert.**_

La tradition du feu de bois, symbole de convivialité hivernale, est désormais sérieusement encadrée dans de nombreuses zones urbaines et périurbaines. Les collectivités locales, soucieuses de préserver la qualité de l’air, multiplient les arrêtés pour limiter cette pratique domestique. Les cheminées à foyer ouvert, jugées particulièrement émettrices, sont les premières visées.

Dans le département de l’Isère, l’interdiction d’utiliser ces foyers a été étendue depuis le début de l’année à 174 communes supplémentaires. Cette mesure s’ajoute à celles déjà en vigueur depuis 2024 dans les secteurs de Grenoble, du Grésivaudan et du Pays Voironnais. La motivation des autorités repose sur un constat environnemental précis. Le chauffage au bois résidentiel est identifié comme la source principale d’émissions de particules fines dans la région, contribuant à hauteur d’environ 70% du total annuel.

Ces particules, issues de la combustion, présentent des risques avérés pour la santé publique. Leurs effets peuvent aggraver les pathologies respiratoires et cardiovasculaires existantes, tout en favorisant l’apparition de certains troubles. Cette problématique n’est pas isolée à l’Isère. D’autres territoires, souvent confrontés à des épisodes récurrents de dégradation de l’air, ont adopté des réglementations similaires.

La métropole de Lyon a proscrit les foyers ouverts sur son territoire depuis 2023, une interdiction qui sera étendue à l’ensemble de son agglomération à partir d’avril 2026. La vallée de l’Arve en Haute-Savoie, ainsi que les secteurs de Saint-Étienne et du Forez dans la Loire, appliquent également des restrictions. La métropole lilloise s’apprête à son tour à mettre en œuvre une interdiction générale des feux de cheminée à compter du premier novembre prochain. Ces décisions locales s’inscrivent dans une politique plus large de lutte contre la pollution atmosphérique, privilégiant la santé publique sur une pratique ancestrale mais polluante.

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