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Le candidat de la droite colombienne envisage une offensive militaire contre les cartels

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_**Abelardo de la Espriella, figure montante de la présidentielle, affirme vouloir engager des frappes aériennes et solliciter l’appui de Washington et de Tel-Aviv dans les trois mois suivant une éventuelle victoire.**_

L’aspirant à la magistrature suprême a détaillé sa stratégie depuis son bureau de campagne fortifié dans la capitale. Il prévoit un dispositif d’intervention rapide pour reconquérir les territoires actuellement sous l’influence des groupes armés et des producteurs de coca. Ce plan inclurait des opérations de bombardement ciblées ainsi que des épandages sur les cultures illicites.

Juriste et entrepreneur de quarante-sept ans, le prétendant entend moderniser en profondeur les forces de l’ordre. Son projet repose sur l’acquisition d’équipements de pointe, incluant des drones et des systèmes d’intelligence artificielle, ainsi que sur un renforcement significatif des effectifs et des crédits. Il juge toutefois cette ambition irréalisable sans un partenariat étroit avec les États-Unis et Israël.

Sans parcours politique préalable, cet homme d’affaires millionnaire cultive l’image d’un novice en rupture avec l’establishment. Il met en avant sa détermination à imposer une ligne ferme et à mettre fin à l’expérience de gauche au pouvoir. Sa communication personnelle, où il apparaît parfois cigare aux lèvres ou à bord d’avions privés pour promouvoir ses activités dans les spiritueux, contraste avec un discours centré sur la sécurité et la souveraineté nationale.

Sa pratique d’avocat a suscité des critiques, certains lui reprochant d’avoir assuré la défense de figures liées aux milices paramilitaires, au trafic de stupéfiants ou à l’entourage de l’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro. Il écarte ces polémiques en invoquant la stricte neutralité professionnelle.

L’homme, qui se fait appeler « le Tigre », place la défense de la patrie au cœur de sa rhétorique. Il se réclame de l’amitié de l’ancien président Álvaro Uribe, pilier de la droite locale, bien que ce dernier soutienne un autre candidat. Les dernières enquêtes d’opinion le placent au coude-à-coude avec le représentant de la gauche, Ivan Cepeda, proche du chef de l’État sortant Gustavo Petro.

De nationalité colombienne et américaine, il exprime son admiration pour les dirigeants du Salvador, d’Argentine et l’ancien président américain Donald Trump, dont il partage le goût pour le golf. Son apparence – chemise blanche, veste ajustée, barbe soignée et casquette aux couleurs nationales ornée d’un tigre – évoque le style décontracté du président salvadorien Nayib Bukele, connu pour sa politique répressive contre les gangs.

Dans un pays à forte tradition catholique, celui qui se disait autrefois athée affirme désormais vivre en conformité avec des principes judéo-chrétiens après une transformation spirituelle. Il prône un retour aux valeurs religieuses face, selon lui, à l’influence des idées progressistes.

Son programme comprend également l’assouplissement des conditions de port d’arme, une réduction drastique des effectifs de la fonction publique et la construction d’établissements pénitentiaires de haute sécurité, où les détenus seraient soumis à un régime spartiate. Conscient de la radicalité de ses propositions, il affirme être la cible de menaces substantielles.

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