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Le 15 août, jour record de faible mortalité en France

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Une combinaison de facteurs saisonniers et organisationnels explique ce phénomène observé chaque année.

Chaque été, le 15 août se distingue par un chiffre inhabituel. Cette date enregistre le plus faible nombre de décès en France, selon les données de l’Insee. Sur les deux dernières décennies, la moyenne s’établit à 1 410 décès ce jour-là, soit près de 12 % de moins qu’un jour ordinaire. Plusieurs éléments concourent à cette singularité statistique.

La période estivale, d’avril à octobre, voit traditionnellement reculer les infections respiratoires et autres pathologies aggravées par le froid. Les températures clémentes et l’ensoleillement jouent un rôle non négligeable dans cette baisse de la mortalité. Les spécialistes relèvent systématiquement un creux estival, avec un point bas autour de la mi-août.

Le caractère férié de cette date renforce encore cette tendance. Les établissements de santé réduisent leur activité programmée, les équipes médicales sont souvent en effectifs réduits et les interventions non urgentes reportées. Cette diminution des actes chirurgicaux limite mécaniquement les risques de complications postopératoires, bien que celles-ci demeurent exceptionnelles. Les statistiques confirment une mortalité hospitalière plus faible lors des jours chômés.

Toutefois, cette dynamique pourrait être remise en cause lors des étés marqués par des vagues de chaleur intenses. Les épisodes caniculaires, comme celui de 2025 dans le sud du pays, pourraient inverser la courbe et entraîner une hausse ponctuelle des décès. Les prochaines publications de l’Insee permettront d’en mesurer l’impact.

À l’opposé, le 3 janvier concentre régulièrement le plus grand nombre de décès annuels. La conjugaison des rigueurs hivernales, de la recrudescence des épidémies saisonnières et de la reprise des activités médicales après les fêtes explique en partie ce pic. Certains experts évoquent également une dimension psychologique, suggérant que des patients en phase terminale chercheraient à « tenir » jusqu’au nouvel an.

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