Société
L’aviation en quête de légèreté pour un futur plus vert
Face à l’urgence climatique, le secteur aéronautique accélère ses innovations pour réduire le poids des appareils et limiter leur empreinte carbone.
La course à l’allégement est plus que jamais une priorité pour l’industrie aéronautique. Dans un contexte où la neutralité carbone d’ici 2050 s’impose comme un impératif, les constructeurs explorent toutes les pistes pour diminuer la masse des avions. Les matériaux composites, l’impression 3D et les thermoplastiques recyclables figurent parmi les solutions les plus prometteuses.
Lors du récent salon du Bourget, plusieurs innovations ont été mises en avant, comme cette section de fuselage conçue en thermoplastiques. Ces polymères, capables de se solidifier et de se ramollir à volonté, offrent une alternative aux métaux traditionnels, tout en étant plus légers et plus faciles à recycler. Airbus intègre déjà des milliers de pièces de ce type dans ses appareils, avec l’ambition de généraliser leur utilisation à des composants plus complexes.
Les avancées technologiques permettent aussi d’optimiser la fabrication. L’impression 3D, par exemple, autorise une conception sur mesure des pièces, en déposant la matière uniquement là où elle est nécessaire. Cette méthode réduit considérablement le poids des structures sans compromettre leur résistance. Des entreprises comme Demgy travaillent déjà sur des tableaux de bord en composites thermoplastiques, destinés à remplacer les pièces métalliques.
Mais l’allègement ne concerne pas que la structure des avions. L’aménagement intérieur est également passé au crible. Les sièges, qui représentent jusqu’à 10 % de la masse totale, font l’objet d’une attention particulière. Certains modèles, conçus en carbone et titane, pèsent désormais moitié moins que leurs équivalents en aluminium. Les compagnies aériennes, de leur côté, cherchent à minimiser les charges superflues, qu’il s’agisse des magazines papier ou des réserves d’eau potable.
Si ces innovations ouvrent des perspectives encourageantes, leur déploiement à grande échelle prendra du temps. Les experts estiment que les avions de nouvelle génération, intégrant pleinement ces technologies, ne verront le jour qu’à l’horizon 2035. D’ici là, chaque kilo économisé contribuera à réduire la consommation de kérosène et, par conséquent, les émissions de CO2. Un enjeu crucial pour un secteur responsable de près de 3 % des rejets carbonés mondiaux.
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