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L’appel des anciens présidents face aux violences policières à Minneapolis

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_**Bill Clinton et Barack Obama exhortent la nation à réagir après deux morts impliquant des agents fédéraux, dans un contexte de tensions politiques exacerbées.**_

L’ancien président Bill Clinton a publiquement condamné, ce dimanche, les événements survenus à Minneapolis, les qualifiant de « scènes horribles ». Dans un communiqué, il a enjoint aux citoyens de se mobiliser et de faire entendre leur voix, affirmant que cette responsabilité incombait à tous ceux attachés aux idéaux démocratiques du pays. Son intervention fait suite à celle de son prédécesseur, Barack Obama, qui avait auparavant évoqué une « tragédie bouleversante ».

L’affaire concerne la mort d’Alex Pretti, un infirmier de trente-sept ans, intervenue samedi lors d’une intervention des services de l’immigration. Les autorités fédérales invoquent la légitime défense, une version contestée par de nombreux observateurs. Barack Obama a souligné que si la mission des forces de l’ordre était complexe, elle devait impérativement s’exercer dans le cadre légal, ce qui ne semble pas, selon lui, être le cas dans cette affaire. Il a directement imputé à l’administration en place une volonté d’envenimer la situation et a dénoncé des justifications officielles qu’il juge infondées et contredites par les images disponibles.

Ces déclarations interviennent dans un climat déjà tendu, une semaine après le décès d’une autre personne, Renee Good, également tuée par balle lors d’une action de protestation dirigée contre les services d’immigration. Ces deux incidents successifs ont provoqué une recrudescence des manifestations locales et attisé les critiques envers les pratiques policières fédérales déployées dans la ville.

La réponse de l’actuelle administration a consisté à rejeter la responsabilité sur les élus locaux du parti opposé, les accusant d’avoir favorisé un climat de chaos. Le débat, désormais porté au plus haut niveau, dépasse le cadre local et cristallise les profondes divisions qui traversent la société américaine sur les questions de sécurité et des libertés publiques.

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