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L’ancienne procureure militaire israélienne interpellée pour fuite vidéo

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L’ex-magistrat militaire a été arrêtée après la diffusion d’images montrant des violences sur un détenu palestinien, un dossier qui continue d’ébranler l’institution militaire.

L’ancienne procureure générale de l’armée israélienne, Yifat Tomer-Yeroushalmi, a été placée en détention dans le cadre de l’enquête sur la divulgation d’une séquence vidéo montrant des mauvais traitements infligés à un prisonnier palestinien. Cette affaire remonte à l’été 2024, quand la chaîne israélienne Channel 12 avait rendu publiques des images de surveillance filmées dans le centre pénitentiaire de Sdé Teiman, situé près de la frontière avec Gaza. Cinq réservistes avaient ultérieurement été inculpés pour leur implication dans ces violences.

Dans sa lettre de démission publiée récemment, l’ex-magistrat militaire a reconnu que ses services avaient transmis l’enregistrement aux médias. Son absence soudaine dimanche dernier avait alimenté diverses conjectures, avant que le ministre de la Sécurité nationale n’annonce son interpellation dans la nuit de lundi. Un tribunal de Tel-Aviv a ordonné le maintien de sa détention jusqu’à mercredi midi.

La justice l’accuse notamment de fraude, d’abus de confiance, d’entrave à la justice et de divulgation non autorisée d’informations. Un autre membre du parquet militaire fait également l’objet de poursuites. Les images litigieuses, bien que ne montrant pas explicitement les sévices, laissaient entendre des actes de violence commis par des militaires israéliens sur un détenu palestinien.

L’armée avait antérieurement indiqué que cinq soldats réservistes avaient été inculpés pour des violences survenues en juillet 2024. Selon l’acte d’accusation, ces militaires auraient agi avec une extrême brutalité, causant au détenu des fractures costales, un poumon perforé et des lésions internes. L’enquête s’appuie sur des enregistrements de surveillance et des documents médicaux.

Cette affaire a provoqué une vive émotion sur la scène internationale et soulevé des questions sur les pratiques au sein du système pénitentiaire israélien. Des commentateurs ont souligné l’impact de ces révélations sur l’image du pays et de son armée. Le ministre Ben Gvir a pour sa part insisté sur la nécessité d’une enquête approfondie pour établir l’ensemble des faits. Parallèlement, des sources policières évoquent l’hypothèse que l’ancienne procureure aurait orchestré la disparition de son téléphone contenant potentiellement des éléments sensibles.

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