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L’ancien président congolais Joseph Kabila face à la justice militaire

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L’ex-chef d’État est poursuivi pour des chefs d’accusation graves, dont complicité avec des groupes armés, dans un procès à haut risque politique.

L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, comparaît devant la justice militaire de son pays dans une affaire aux ramifications complexes. Les charges retenues contre lui incluent notamment la participation à un mouvement insurrectionnel, des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, ainsi que des accusations d’homicide, de trahison et d’autres violations graves.

Âgé de 54 ans, Joseph Kabila avait succédé à son père, Laurent-Désiré Kabila, en 2001, avant de quitter le pouvoir en 2019 après dix-huit années à la tête du pays. Depuis, il s’était tenu à l’écart de la vie publique, bien que des tensions politiques aient émergé avec son successeur, Félix Tshisekedi. L’affaire judiciaire actuelle découle d’une plainte déposée par un ancien ministre de la Justice, qui accuse l’ex-président d’avoir collaboré avec le groupe armé M23, actif dans l’est du pays.

Le procès s’ouvre en l’absence de l’intéressé, qui réside principalement à l’étranger, bien qu’il ait effectué récemment un séjour dans la région de Goma. Les autorités judiciaires ont levé son immunité parlementaire, dont il bénéficiait en tant qu’ancien chef d’État et sénateur à vie, ouvrant ainsi la voie à des poursuites. Parmi les éléments à charge figure un témoignage évoquant une conversation téléphonique entre Kabila et un responsable du M23, au cours de laquelle aurait été évoquée une tentative d’assassinat contre le président Tshisekedi.

Dans une déclaration publique diffusée en ligne fin mai, Joseph Kabila a dénoncé une instrumentalisation de la justice, qualifiant le pouvoir en place de « dictature ». Les observateurs soulignent le climat de tension persistante entre les partisans de l’ancien dirigeant et l’administration actuelle, dans un contexte où les alliances politiques restent floues.

Parallèlement, la situation sécuritaire dans l’est du Congo demeure instable, malgré la signature récente d’un accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et le M23. Les combats sporadiques se poursuivent, alimentant les craintes d’une escalade des violences. Les accusations portées contre Joseph Kabila s’inscrivent dans ce paysage politique et sécuritaire particulièrement volatile, où chaque développement judiciaire peut avoir des répercussions majeures.

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