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L’ancien président brésilien Jair Bolsonaro entame une longue peine d’incarcération

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L’ex-chef d’État a commencé à purger sa condamnation à vingt-sept ans de réclusion, trois mois après sa condamnation pour avoir dirigé une entreprise de subversion des institutions démocratiques.

L’ancien président brésilien Jair Bolsonaro a entamé l’exécution de sa peine de vingt-sept années d’emprisonnement. La Cour suprême fédérale a confirmé l’épuisement des voies de recours, estimant que toutes les procédures légales avaient été menées à leur terme. Cette décision judiciaire fait suite à la condamnation prononcée en septembre dernier pour sa participation active à une organisation criminelle ayant cherché à compromettre la transition démocratique après les élections présidentielles de 2022.

L’ancien dirigeant, âgé de soixante-dix ans, a été transféré dans un établissement pénitentiaire de la police fédérale à Brasilia. Il occupe une cellule individuelle dotée de conditions de détention particulières, comprenant notamment des équipements domestiques. Cette affectation résulte d’une décision du magistrat instructeur qui a écarté l’incarcération dans le centre pénitentiaire conventionnel de Papuda, où sont habituellement détenues les personnalités politiques condamnées.

La mesure d’assignation à résidence dont bénéficiait l’ancien président depuis le mois d’août a été révoquée après un incident impliquant son bracelet électronique. L’autorité judiciaire a invoqué un risque substantiel de fuite, relevant la proximité du lieu de résidence avec certaines représentations diplomatiques. La défense a pour sa part évoqué un état confusionnel lié à un traitement médicamenteux, niant toute volonté d’évasion.

Plusieurs anciens collaborateurs de l’ex-président, dont d’anciens ministres et officiers militaires, ont également commencé à purger des peines allant de seize à vingt-six ans de réclusion. L’ancien responsable des services de renseignement, condamné à seize années d’incarcération, fait actuellement l’objet d’un mandat d’arrêt international après avoir quitté le territoire brésilien.

L’incarcération de l’ancien chef de l’État prive la droite brésilienne de sa figure la plus emblématique à l’approche de la prochaine élection présidentielle. Le président Luiz Inácio Lula da Silva, dont le mandat avait été la cible des manœuvres dénoncées lors du procès, a déjà annoncé sa candidature pour un nouveau mandat. Cette situation ouvre une période d’incertitude politique pour les formations conservatrices, désormais privées de leadership unifié.

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