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L’Algérie mobilisée contre l’invasion d’une algue toxique en Méditerranée

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Les plages algériennes font face à une prolifération préoccupante de Rugulopteryx okamurae, une espèce venue du Pacifique qui perturbe écosystèmes et activités touristiques.

Sur le littoral algérien, une algue brune d’origine asiatique a transformé le paysage habituel des plages. La Rugulopteryx okamurae, reconnaissable à son odeur désagréable, recouvre désormais le sable et trouble les eaux de plusieurs stations balnéaires, dont la célèbre Sidi Fredj, près d’Alger. Face à cette colonisation rapide, les autorités ont lancé une vaste opération de nettoyage mobilisant bénévoles et engins mécaniques.

Selon les experts, cette algue invasive menace directement la biodiversité marine locale en supplantant les espèces indigènes. Sa capacité de reproduction, à la fois sexuée et asexuée, rend son éradication particulièrement complexe. Un simple fragment peut en effet donner naissance à un nouvel organisme, tandis que son transport par les navires favorise sa dissémination le long des côtes méditerranéennes.

Les vacanciers déplorent les désagréments causés par ce phénomène. Certaines zones, envahies par ces végétaux marins, deviennent impropres à la baignade. Les pouvoirs publics se veulent cependant rassurants, affirmant que les eaux restent sans danger pour les estivants. Des recherches sont en cours pour étudier d’éventuelles valorisations de cette biomasse, notamment dans le domaine agricole.

Cette situation n’est pas propre à l’Algérie. Plusieurs pays méditerranéens, dont l’Espagne et la France, ont déjà signalé la présence de cette espèce invasive. À Séville, un club de football avait même utilisé cette algue pour fabriquer des maillots afin de sensibiliser le public à cette problématique environnementale.

Les scientifiques soulignent l’importance d’un suivi rigoureux pour comprendre l’évolution de ce phénomène, tandis que les opérations de nettoyage se poursuivent sur les plages affectées. Une course contre la montre s’est engagée pour limiter les impacts écologiques et économiques de cette invasion biologique.

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