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L’affaire Le Scouarnec relance l’enquête sur les responsabilités
L’ouverture d’une information judiciaire vise à déterminer si des tiers ont failli à leur obligation d’empêcher les agissements du chirurgien condamné pour violences sexuelles.
Le parquet de Lorient a engagé une procédure pour non-empêchement de crime ou délit, visant des personnes dont l’identité reste à établir. Cette décision fait suite aux révélations concernant les agissements de Joël Le Scouarnec, condamné en mai dernier à vingt ans de réclusion pour des viols et agressions sexuelles sur près de trois cents victimes, souvent mineures ou endormies.
L’enquête préliminaire, ouverte dès 2020, va désormais être approfondie par un juge d’instruction. Les éléments recueillis lors du procès, tenu entre février et mai derniers, viendront éclairer cette nouvelle phase. Le procureur a précisé que cette démarche permettrait d’examiner les éventuelles négligences ayant facilité la prolongation des agissements du praticien.
L’ancien chirurgien, déjà condamné en 2005 pour détention d’images pédopornographiques, avait poursuivi son activité médicale sans entrave pendant plus de dix ans. Aucune mesure n’avait été prise par les autorités sanitaires, les établissements hospitaliers ou l’Ordre des médecins pour encadrer ou suspendre son exercice. Lors du procès, le Conseil national de l’Ordre des médecins avait reconnu des dysfonctionnements, exprimant des regrets sans toutefois assumer une responsabilité pénale.
Lors des débats, la question des responsabilités indirectes avait été soulevée, certains témoins évoquant des lacunes dans le contrôle des praticiens. Une ancienne responsable hospitalière avait qualifié la situation de « loupé », tandis qu’une autre justifiait l’embauche de Le Scouarnec par des besoins criants en personnel médical.
Les avocats des parties civiles et de la défense ont salué l’ouverture de cette information judiciaire, estimant qu’elle répondait à une nécessité de clarification. Les investigations pourraient également porter sur d’éventuelles victimes non encore identifiées, après les aveux partiels de l’intéressé durant son procès.
Les enquêteurs avaient découvert, lors de son interpellation en 2017, des carnets dans lesquels le chirurgien consignait méthodiquement le nom de ses patients et les détails de ses agressions. Certains de ces documents auraient été détruits, compliquant encore un peu plus l’établissement de la vérité.
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