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Économie

L’administration américaine menace l’Europe de mesures commerciales sur fond de tensions autour du Groenland

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Les autorités américaines ont averti lundi que toute riposte européenne aux surtaxes douanières envisagées par Washington serait jugée « très mal avisée ». Cette mise en garde intervient dans un contexte de fortes tensions diplomatiques concernant le statut du Groenland.

Le ton monte d’un cran entre Washington et les capitales européennes. Un haut responsable américain a clairement indiqué que les États-Unis considéreraient toute contre-mesure de l’Union européenne comme une erreur stratégique. Cette position ferme fait suite aux déclarations du président américain, qui a récemment exprimé son intention d’imposer des droits de douane supplémentaires à plusieurs pays du continent en raison de leur opposition à ses vues sur le Groenland.

L’exécutif européen, pour sa part, maintient sa ligne officielle, privilégiant la voie du dialogue tout en affirmant détenir les instruments nécessaires pour réagir si les menaces commerciales venaient à se concrétiser. Les dirigeants des Vingt-Sept doivent d’ailleurs se réunir en sommet extraordinaire pour discuter de cette crise. La France envisagerait notamment de proposer le recours à un mécanisme communautaire de défense commerciale.

La source du différend réside dans la volonté américaine affirmée d’exercer un contrôle sur le territoire groenlandais, perçu par Washington comme un atout géostratégique essentiel. Le président américain a récemment justifié cette approche par des considérations de sécurité, estimant que la protection actuelle du territoire était insuffisante face à certaines puissances. Le gouvernement groenlandais a réaffirmé son attachement à son autodétermination et à sa souveraineté.

Cette crise diplomatique a des répercussions économiques immédiates, ayant contribué à une baisse significative des marchés boursiers européens. Parallèlement, l’épistolaire présidentiel ajoute une dimension singulière au différend. Dans un courrier adressé à un chef de gouvernement européen et rendu public, le locataire de la Maison Blanche a lié ses orientations politiques à l’attribution du prix Nobel de la paix, laissant entendre un changement de posture.

Les efforts de médiation sont en cours. Le chancelier allemand a annoncé son intention de rencontrer son homologue américain dans les prochains jours, tandis que la question devrait également être abordée dans le cadre d’une réunion du G7. Copenhague, de son côté, rappelle les mesures de défense déjà mises en œuvre dans la région arctique en coopération avec ses alliés. La situation reste tendue, marquée par des déclarations fermes de part et d’autre et l’absence, pour l’instant, de signe d’apaisement.

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