Monde
La voix d’un archevêque dénonce l’effondrement moral de la Tanzanie
Devant une cathédrale comble, le prélat a condamné sans ambages la violence d’État qui a marqué le processus électoral du pays, évoquant une nation ayant perdu son honneur.
La cathédrale Saint-Joseph de Dar es Salaam a accueilli une foule nombreuse lors d’une cérémonie commémorative dédiée aux victimes des récentes tensions politiques. L’archevêque Jude Thaddaeus Ruwa’ichi a prononcé des paroles sans équivoque, affirmant que la nation avait « perdu sa dignité » suite aux événements survenus pendant la période électorale. Le prélat, revêtu d’une chasuble mauve, a déploré la disparition de l’honneur national et la perte de vies humaines lors de ces épisodes dramatiques.
Le contexte de ces déclarations renvoie aux scrutins législatif et présidentiel fin octobre, dont la régularité a été vivement contestée par l’opposition et des observateurs internationaux. Des mouvements de protestation se sont propagés dans plusieurs régions du pays, suivis d’une réponse sécuritaire d’une grande sévérité. Le principal parti d’opposition, Chadema, fait état d’au moins huit cents morts, estimation corroborée par certaines sources diplomatiques et sécuritaires. Les autorités, pour leur part, se refusent à communiquer un bilan précis, se contentant d’évoquer des « vies perdues ».
L’archevêque a précisé que certaines personnes avaient perdu la vie lors de manifestations, tandis que d’autres ont été poursuivies et tuées à leur domicile. Il a jugé ces actes injustifiables et constituant une honte devant Dieu. Ces prises de position revêtent une portée particulière venant d’une figure morale respectée, dans un contexte où le pouvoir est accusé par plusieurs observateurs d’avoir recours à une répression d’une intensité inédite depuis des décennies.
Parallèlement, des contenus visuels circulant sur les réseaux sociaux semblent attester de la violence des récentes semaines. On y voit des scènes montrant des individus armés faisant usage de leurs armes contre des civils non armés. Bien que l’origine de certaines de ces images soit difficile à établir avec certitude, des vérifications ont confirmé qu’elles provenaient bien de Tanzanie et dataient des événements récents.
Les autorités ont annoncé un plan de réconciliation nationale, visant à préserver la paix et l’unité du pays. Cependant, des responsables religieux ont exprimé leurs réserves, soulignant que toute démarche de réconciliation devait d’abord passer par la reconnaissance des disparus et la possibilité pour les familles de mener un deuil digne. Des voix au sein de l’Église avaient déjà dénoncé, avant le scrutin, ce qu’elles qualifiaient de méthodes totalitaires et de climat de terreur visant à réduire au silence toute critique.
La présidente Samia Suluhu Hassan a été officiellement déclarée vainqueur de l’élection présidentielle avec un score avoisinant quatre-vingt-dix-huit pour cent des voix, en l’absence de tout concurrent de poids. Cette situation intervient dans un pays où l’espace démocratique semble se restreindre progressivement, selon plusieurs organisations de défense des droits humains.
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