Monde
La vie suspendue dans les ruines de Gaza
Malgré une accalmie précaire, la population de l’enclave palestinienne vit dans l’angoisse permanente d’une reprise des hostilités tout en affrontant une pénurie critique des ressources vitales.
Le silence relatif qui s’est installé sur la bande de Gaza n’a pas apaisé les craintes des habitants. Après deux semaines de suspension des combats, l’incertitude persiste quant à la pérennité de cette trêve fragile. Les esprits demeurent hantés par le spectre d’une reprise des affrontements, tandis que les conditions de survie deviennent chaque jour plus précaires.
Oum Mohammed Muhareb, quarante-cinq ans, réfugiée sous une tente à al-Mawasi, témoigne de cette anxiété latente. Elle souligne que l’absence actuelle de bombardements n’efface pas la peur d’un brusque regain de violence. Cette appréhension collective a été ravivée dimanche dernier par une série de frappes aériennes israéliennes, intervenues en réaction à des tirs ayant coûté la vie à deux militaires. Ces opérations, qui ont causé des dizaines de victimes palestiniennes, ont temporairement compromis le cessez-le-feu avant qu’Israël n’annonce son rétablissement.
La trêve demeure néanmoins extrêmement vulnérable. Jeudi, un Palestinien a perdu la vie dans une frappe de drone près de l’hôpital Nasser à Khan Younès. L’armée israélienne a justifié cette intervention en affirmant avoir neutralisé un individu présenté comme une menace à proximité de ses positions. Des images montrent des civils se déplaçant péniblement à travers un paysage de ruines, transportant leurs maigres effets personnels.
Les difficultés quotidiennes restent immenses. Les organisations humanitaires internationales pointent l’insuffisance criante de l’aide acheminée, malgré les injonctions de la Cour internationale de Justice enjoignant à Israël de faciliter l’approvisionnement. La quête de nourriture et d’eau potable absorbe l’énergie des familles. Abu Rafiq Zaqout, quadragénaire résidant à Gaza, décrit un territoire dévasté où les rues obstruées par les gravats compliquent les déplacements et où l’accès à l’eau reste problématique.
Les infrastructures civiles paient un lourd tribut. Le marché de Cheikh Radouane à Gaza-ville a été entièrement détruit, contraignant la population à de longues marches pour se procurer des denrées essentiaires. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé qualifie la situation de catastrophique, signalant que la faim continue de sévir et que le système de santé est exsangue. Environ quinze mille patients attendraient une autorisation de sortie pour recevoir des traitements médicaux appropriés.
Dans le cadre des arrangements liés au cessez-le-feu, cinquante-quatre dépouilles non identifiées de Gazaouis ont été restituées mercredi à Deir el-Balah. alignées dans une fosse commune, ces corps ont été inhumés dans des conditions soulignant l’ampleur des pertes humaines. Le Hamas a fait état de mauvais traitements sur certaines dépouilles, allégations que l’armée israélienne conteste en invoquant le strict respect du droit international.
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