Monde
La Tanzanie lève les restrictions malgré une crise post-électorale persistante
Malgré la levée du confinement, les autorités tanzaniennes renforcent leur contrôle sur l’information tandis que le pays tente de retrouver un semblant de normalité après des violences ayant fait des centaines de victimes.
Les restrictions de circulation ont été officiellement levées mardi en Tanzanie, cinq jours après leur imposition suite à des manifestations post-électorales. Le gouvernement maintient cependant sa volonté d’empêcher la diffusion d’images témoignant des récents événements violents. Ces mesures interviennent dans un contexte où le parti au pouvoir a été déclaré vainqueur avec un score approchant les 98% lors du scrutin présidentiel et législatif de la semaine dernière, un résultat immédiatement contesté par les formations d’opposition.
La réouverture partielle d’internet lundi a permis l’émergence de documents visuels montrant des scènes de violence, notamment des images de corps et d’hommes en armes. Les autorités ont réagi en avertissant que toute publication de contenus « susceptibles de semer la panique » serait considérée comme un délit pénal. Des sources concordantes évoquent plusieurs centaines de décès lors des affrontements, bien que les chiffres exacts restent impossibles à vérifier indépendamment.
La situation sécuritaire demeure tendue malgré le retrait apparent des restrictions. Dans la capitale économique Dar es Salaam, la présence des forces de l’ordre reste visible tandis que le redémarrage des activités économiques se fait progressivement. Les transports publics fonctionnent au ralenti et les prix des carburants ont considérablement augmenté, affectant particulièrement les travailleurs informels qui représentent une part importante de la population active.
Un avocat spécialisé dans la défense des droits humains a dénoncé des méthodes d’intimidation visant la population, incluant des messages menaçants envoyés aux utilisateurs d’applications de messagerie. Selon lui, ces manœuvres visent à empêcher la diffusion de preuves supplémentaires concernant les violences. Le principal parti d’opposition a pour sa part annoncé l’arrestation de son vice-président, dont la localisation reste inconnue.
Le ministre des Affaires étrangères sortant a reconnu que le nouveau mandat présidentiel débutait dans des conditions difficiles, tout en qualifiant les manifestations d’illégales. Les observateurs notent que le pays, qui compte 68 millions d’habitants, traverse une période particulièrement complexe où la reprise économique s’annonce laborieuse tandis que les tensions politiques persistent.
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