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La Syrie et l’Arabie saoudite scellent un partenariat économique majeur

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Damas et Ryad ont conclu une série d’accords structurants, dont la création d’une compagnie aérienne et un projet dans les télécommunications, visant à relancer une économie exsangue après plus de treize années de conflit.

La Syrie et l’Arabie saoudite ont officialisé ce samedi plusieurs conventions d’investissement destinées à impulser une dynamique de reconstruction. Ces accords, annoncés à Damas, couvrent des domaines considérés comme stratégiques pour le redressement national. Parmi les projets figure la création d’une compagnie aérienne à bas coûts, dénommée « Nas Syria », ainsi que la construction d’un nouvel aéroport à Alep et la modernisation des infrastructures aéroportuaires existantes.

Un autre volet, baptisé SilkLink, est consacré au développement des télécommunications et de la connectivité numérique, avec une enveloppe avoisinant le milliard de dollars. Les deux parties ont également convenu de coopérer dans les domaines du dessalement de l’eau et du développement. Un fonds d’investissement, associant le secteur privé saoudien, doit par ailleurs être lancé pour financer des projets d’envergure sur le territoire syrien.

Les autorités syriennes présentent ces initiatives comme des piliers essentiels pour rebâtir les fondements économiques du pays et améliorer les conditions de vie des populations. Ce rapprochement s’inscrit dans une politique plus large visant à attirer des capitaux étrangers, notamment en provenance des monarchies du Golfe. Ryad, qui s’est imposé comme un partenaire clé du pouvoir de transition à Damas, avait déjà signé des engagements financiers substantiels au cours de l’été dernier.

Certains observateurs saluent cette évolution, y voyant une contribution significative aux efforts de reconstruction. D’autres analystes, toutefois, émettent des réserves quant à l’impact économique immédiat de ces projets, soulignant que leur portée symbolique et politique pourrait, à court terme, primer sur leur effet transformateur. Ils estiment que les besoins de reconstruction, évalués à plusieurs centaines de milliards de dollars, exigent des investissements bien plus massifs et ciblés sur des secteurs prioritaires.

Ce contexte intervient après la levée définitive des sanctions américaines contre la Syrie, une décision intervenue en décembre dernier. Le pays, longtemps soumis à un régime de restrictions financières internationales strictes, cherche désormais à se réintégrer dans les circuits économiques régionaux et mondiaux.

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