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Politique

La stratégie niçoise d’Éric Ciotti passe par une alliance discrète avec le RN

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À quelques semaines du scrutin municipal, la liste du candidat de droite intègre plusieurs cadres locaux du parti d’extrême droite, tout en affichant une volonté de rassemblement.

La composition de la liste menée par Éric Ciotti pour la mairie de Nice révèle une collaboration établie avec le Rassemblement national. Parmi les soixante-dix noms présentés, huit appartiennent à l’appareil local du parti, dont six pourraient intégrer la future équipe municipale en cas de victoire. Cette présence, bien que notable, reste en retrait sur les supports de communication officiels, qui mettent exclusivement en avant l’intitulé de la liste et son slogan.

Le candidat défend une approche qu’il qualifie de rassemblement, transcendant les étiquettes partisanes traditionnelles. Il souligne la diversité des origines politiques de ses colistiers, issus selon lui de la droite classique, de l’alliance qu’il a forgée entre son parti et le RN, mais aussi de formations centristes ou de la gauche. Cette stratégie vise manifestement à élargir son électorat tout en capitalisant sur le score réalisé par le RN lors des dernières élections européennes dans la ville.

Le parcours de la liste a connu quelques vicissitudes. L’inscription définitive a nécessité un recours devant la justice administrative, le préfet ayant initialement refusé d’enregistrer la liste en raison d’une question de conflit d’intérêts potentiel. Le tribunal a finalement donné raison au candidat. Par ailleurs, la défection annoncée du président du club de football local, initialement pressenti pour un rôle majeur, a privé la campagne d’une figure médiatique, même si ce dernier dirige désormais le comité de soutien.

Face à cette coalition, le camp du maire sortant, Christian Estrosi, tente de faire de la présence du RN un argument rédhibitoire, qualifiant systématiquement son adversaire de représentant de l’extrême droite. De son côté, la gauche aborde le scrutin de manière divisée, avec plusieurs listes distinctes, ce qui pourrait lui conférer un rôle d’arbitre au second tour. L’enjeu résidera dans la capacité des électeurs à trancher entre une alliance de droite élargie et la continuité incarnée par la majorité sortante.

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