Planète
La société civile pakistanaise s’empare du combat contre le smog
Face à l’inaction des pouvoirs publics, des citoyens déploient leurs propres réseaux de surveillance et engagent des actions en justice pour défendre la qualité de l’air.
Dans les grandes métropoles pakistanaises, l’hiver s’accompagne désormais d’un phénomène persistant. Un voile épais, mélange de brouillard et d’émissions toxiques, enveloppe régulièrement Lahore, Karachi ou Islamabad. Cette pollution atmosphérique, parmi les plus élevées au monde selon les classements internationaux, pousse une partie de la population à prendre elle-même la mesure du problème.
En l’absence de données officielles suffisantes ou jugées transparentes, des initiatives citoyennes ont émergé pour cartographier la qualité de l’air. Des ingénieurs et universitaires ont déployé des réseaux de capteurs à bas coût à travers le pays. Ces appareils, parfois fabriqués sur des imprimantes 3D, fournissent des informations en temps réel et ont permis de documenter l’ampleur de la crise. Leurs relevés ont notamment servi à étayer des recours devant les tribunaux, forçant les autorités provinciales à reconnaître l’urgence sanitaire.
L’impact sur la santé publique est considérable. Les concentrations de particules fines dépassent très largement les seuils recommandés, entraînant une augmentation des pathologies respiratoires et cardiovasculaires. Les établissements scolaires ferment fréquemment et la vie quotidienne des habitants est perturbée. En réaction, les collectifs de surveillance informent leurs communautés, incitant à modifier les horaires de sortie, à utiliser des purificateurs d’air ou à porter des masques lors des pics.
Si les gouvernements provinciaux et fédéral ont annoncé des plans d’action, incluant la régulation des industries polluantes et l’interdiction des brûlis agricoles, ces mesures sont perçues comme insuffisantes par les militants. Certains, excédés par la lenteur des progrès, ont saisi la justice. Une plainte a été déposée contre l’État pour faire valoir le droit constitutionnel à un environnement sain, réclamant une accélération de la transition énergétique et le développement de transports publics.
Ce mouvement citoyen illustre une défiance croissante envers les réponses institutionnelles à la crise environnementale. Il tente de transformer les comportements individuels tout en exerçant une pression collective pour des changements structurels, dans un contexte où la pollution ne connaît pas de frontières et exige une réponse nationale coordonnée.
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