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La Sierra Leone inscrit son joyau naturel au patrimoine mondial de l’Unesco

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Un quart de siècle de mobilisation a permis de préserver l’exceptionnelle biodiversité de l’île de Tiwai, désormais protégée pour les générations futures.

La reconnaissance internationale vient couronner vingt-cinq années d’efforts ininterrompus. Le complexe de Gola-Tiwai, situé dans le sud-est de la Sierra Leone, intègre désormais la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Cette décision consacre le travail acharné d’un défenseur de l’environnement et de son organisation pour sauver ce sanctuaire écologique menacé par les conflits armés et les activités humaines.

L’île de Tiwai, d’une superficie de douze kilomètres carrés, abrite l’une des plus fortes concentrations de primates au monde, dont plusieurs espèces en danger. Le parc national voisin de la forêt tropicale de Gola complète ce paysage unique, formant un écosystème désormais protégé au titre de son exceptionnelle valeur universelle.

L’engagement remonte aux années 1990, lorsque la guerre civile ravageait la région. Les infrastructures étaient détruites, la faune décimée par le braconnage, et la forêt soumise à une exploitation illégale. Face à ce constat alarmant, une organisation locale a entrepris un travail de longue haleine pour restaurer le site, en associant étroitement les populations riveraines.

Les résultats sont aujourd’hui tangibles. Les communautés locales participent activement à la préservation des lieux, tandis que les revenus générés par l’écotourisme bénéficient directement aux habitants. Des programmes éducatifs et scientifiques ont été mis en place, transformant Tiwai en laboratoire à ciel ouvert pour la recherche sur la biodiversité.

Cette inscription marque une première pour la Sierra Leone, qui voit ainsi son patrimoine naturel reconnu à l’échelle internationale. Elle témoigne également de la capacité des initiatives locales à produire des effets durables, malgré les défis économiques et climatiques. Les autorités nationales saluent cette avancée majeure, tout en rappelant la nécessité de poursuivre les efforts pour protéger ces espaces uniques.

Au-delà de la consécration symbolique, cette décision ouvre de nouvelles perspectives pour la conservation de la biodiversité ouest-africaine. Elle démontre qu’avec persévérance et coopération, il est possible de concilier protection de l’environnement et développement des territoires. Un message porteur d’espoir pour l’ensemble du continent.

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