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Société

La réintroduction de l’acétamipride écartée du plan d’urgence pour l’agriculture

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La ministre de l’Agriculture a confirmé que l’insecticide controversé ne serait pas intégré au texte législatif prioritaire, privilégiant d’autres mesures concrètes.

La ministre de l’Agriculture a indiqué que le projet de loi d’urgence agricole en préparation n’inclura pas de dispositions permettant le retour de l’acétamipride. Cette clarification intervient alors qu’une nouvelle proposition de loi, déposée au Sénat, vise spécifiquement à autoriser à nouveau cet insecticide de la famille des néonicotinoïdes. Le gouvernement avait jusqu’à présent maintenu une position d’attente, se réservant de se prononcer après l’avis du Conseil d’État.

Le texte législatif porté par l’exécutif se concentrera en priorité sur l’accélération des projets liés à la gestion de l’eau, présentée comme une condition sine qua non de la production. L’objectif affiché est de fournir des solutions opérationnelles aux exploitants dans les meilleurs délais. La ministre a également plaidé pour un assouplissement raisonné du cadre réglementaire, estimant nécessaire de laisser aux agriculteurs et aux industriels la capacité de produire.

Cette announce met en lumière le parcours législatif complexe de ce dossier. Une première loi, adoptée au début de l’été, avait été retoquée par le Conseil constitutionnel qui avait pointé un encadrement insuffisant. La nouvelle proposition sénatoriale tente de tenir compte de ces observations juridiques. L’insecticide en question, interdit en France, reste au cœur de vifs débats en raison de ses effets documentés sur la biodiversité et de ses potentielles conséquences sanitaires encore mal évaluées.

À la veille de l’ouverture du Salon international de l’agriculture, la ministre a appelé à ce que cet événement ne se transforme pas en une arène de confrontations syndicales. Elle a exhorté les professionnels à ne pas se tromper de cible, soulignant que ce rendez-vous devait avant tout leur appartenir. Par ailleurs, concernant la dermatose nodulaire contagieuse touchant le bétail, les autorités se veulent rassurantes. La stratégie d’éradication serait sur la bonne voie, à la condition expresse que les éleveurs respectent les mesures sanitaires interdisant les mouvements d’animaux depuis les zones infectées.

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