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Société

La réforme du Louvre prend un nouveau cap après l’abandon d’une mission clé

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_**La ministre de la Culture a acté, lors d’une audition parlementaire à huis clos, la fin d’un projet de réorganisation confié à un expert. Elle évoque désormais une série de dix-sept mesures dont les contours restent à préciser.**_

L’épineux dossier de la modernisation du musée du Louvre connaît un revirement notable. Rachida Dati, ministre de la Culture, a indiqué aux députés de la commission d’enquête sur la sécurité des musées qu’elle renonçait à la mission de réforme structurelle qu’elle avait elle-même lancée à la fin de l’année dernière. Cette décision a été prise à l’occasion d’une audition tenue à l’abri des regards, une procédure justifiée par le président de la commission au nom de la sérénité des débats.

Initialement, cette mission d’envergure avait été confiée à Philippe Jost, figure connue pour avoir supervisé le chantier de Notre-Dame. Elle devait aboutir à des premières propositions à la fin du mois de février. Or, selon les éléments rapportés à l’issue de l’audition, les travaux n’ont jamais véritablement débuté. Le président de la commission a expliqué cet abandon par une réflexion déjà engagée sur la gouvernance du Louvre, rendant la mission superflue. Le rapporteur de la commission a pour sa part souligné que la ministre avait invoqué le contexte social au sein de l’établissement pour justifier ce changement de cap.

En lieu et place de cette mission, la ministre a fait état d’un plan alternatif comprenant dix-sept actions destinées à réformer l’institution. Le détail de ces mesures n’a pas été communiqué dans l’immédiat, laissant planer le doute sur leur nature et leur calendrier. Cette annonce intervient alors que le plus fréquenté des musées traverse une période difficile, marquée par des incidents de sécurité, des problèmes matériels et des affaires de fraude.

Au cours de son audition, Rachida Dati a par ailleurs reconnu la nécessité de renforcer les contrôles de l’État sur l’établissement public, semblant ainsi s’aligner sur les critiques récentes pointant une forme d’autonomie excessive du Louvre. Les parlementaires ont retenu de ses propos l’impression d’une évolution à venir, sans que des précisions concrètes n’aient été apportées. L’attention se porte désormais sur l’audition prochaine de la présidente du musée, dont la gestion est scrutée à la suite des récents dysfonctionnements. Les conclusions de la commission d’enquête, qui a déjà entendu de nombreux acteurs, sont attendues au printemps.

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