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La reconstruction entravée dans le sud libanais

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Malgré l’accord de cessez-le-feu, les opérations de relèvement des villages frontaliers du Liban se heurtent à des destructions systématiques des équipements de construction, selon des témoignages recueillis sur place.

Les engins de chantier et les abris provisoires font l’objet de frappes récurrentes, une situation que les autorités locales interprètent comme une volonté délibérée de bloquer la reconstruction. Près de quatre-vingt-deux mille personnes originaires des zones frontalières demeurent déplacées, dans l’impossibilité de regagner leurs habitations souvent réduites à l’état de décombres. Un ingénieur de Houla, Tarek Mazraani, a relaté avoir été directement menacé par des drones israéliens alors qu’il militait pour la relance des travaux. Il affirme que les forces israéliennes interdisent tout accès aux localités situées le long de la frontière.

Les frappes menées récemment contre des parcs de matériel lourd ont provoqué des pertes considérables. À Msaileh, des centaines de bulldozers et d’excavatrices ont été détruits, des dégâts évalués à plusieurs millions de dollars par les propriétaires. Ces derniers insistent sur le caractère strictement civil de leur activité et rejettent toute affiliation avec le Hezbollah. L’armée israélienne justifie ces opérations en affirmant viser des infrastructures liées au mouvement chiite.

L’État libanais, confronté à une crise financière aiguë, n’a pas encore engagé de programme structuré de reconstruction. Les agriculteurs des zones frontalières se plaignent également de ne pouvoir accéder à leurs terres, privant nombre d’entre eux de leurs moyens de subsistance. Pour de nombreux habitants, le conflit perdure tant que le retour et la reconstruction demeurent impossibles.

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