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Société

La proposition fiscale de Yaël Braun-Pivet déclenche une vague de critiques

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L’annonce d’une taxation renforcée des successions importantes par la présidente de l’Assemblée nationale a provoqué de vives réactions dans la classe politique et au-delà.

Yaël Braun-Pivet a relancé le débat sur la fiscalité des héritages en plaidant pour un alourdissement de l’imposition des transmissions patrimoniales les plus conséquentes. Lors d’une intervention télévisée, l’élue a estimé que la circulation des richesses entre générations méritait d’être réexaminée, pointant particulièrement les successions se transmettant sur plusieurs générations sans avoir été issues d’une activité professionnelle.

La présidente de l’Assemblée nationale a ultérieurement précisé sa pensée sur les réseaux sociaux, indiquant que sa réflexion portait exclusivement sur les « super-héritages » et non sur l’ensemble des transmissions familiales. Elle s’est appuyée sur des données statistiques suggérant que les héritages les plus importants feraient l’objet d’une imposition proportionnellement modeste au regard de leur montant.

Cette prise de position a immédiatement suscité des réactions négatives dans les rangs de l’opposition. Éric Ciotti a fermement rejeté cette perspective, qualifiant l’héritage de fruit du travail et de l’épargne, déjà soumis à imposition durant la vie active. Plusieurs élus du Rassemblement national ont emboîté le pas, dénonçant une mesure qui pénaliserait selon eux les familles laborieuses.

La polémique a dépassé le strict cadre politique, gagnant les plateaux médiatiques. L’animateur Julien Courbet a exprimé son désaccord en évoquant des considérations personnelles, plaidant pour une fiscalité ciblant les revenus plutôt que les transmissions familiales. Les réactions en ligne ont traduit une division de l’opinion sur cette question sensible, certains soutenant l’approche de la présidente de l’Assemblée tandis que d’autres y voyaient une atteinte aux droits des familles.

Ce débat intervient dans un contexte plus large de réflexion sur la justice fiscale et la redistribution des richesses, opposant traditionnellement les partisans d’une plus grande progressivité de l’impôt aux défenseurs de la propriété privée et de la transmission patrimoniale.

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