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La Maison Blanche oppose un refus catégorique à l’ouverture diplomatique de Caracas

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L’exécutif américain a rejeté la proposition de dialogue formulée par le président vénézuélien, qualifiant sa missive de mensongère. Cette réplique intervient dans un contexte de tensions accrues autour des opérations navales américaines dans les Caraïbes.

L’administration Trump a fermé la porte à toute négociation directe avec Nicolas Maduro. La porte-parole de la Maison Blanche a estimé que la lettre publique adressée par le dirigeant vénézuélien contenait de nombreuses contre-vérités. Elle a réaffirmé la détermination des États-Unis à employer tous les moyens disponibles pour interrompre les flux de stupéfiants en provenance du Venezuela, dont le régime est considéré comme illégitime par Washington.

Cette prise de position fait suite au déploiement, il y a près d’un mois, d’une force navale américaine composée de huit navires et d’un sous-marin dans la zone caraïbe. Les autorités américaines ont annoncé avoir neutralisé plusieurs embarcations suspectées d’appartenir à des trafiquants de drogue, des opérations ayant entraîné la mort de quatorze personnes. Washington accuse formellement le président Maduro d’être impliqué dans ce trafic et a émis un mandat pour son arrestation.

Du côté vénézuélien, le gouvernement dénonce une « guerre non déclarée » et conteste la légalité des interventions américaines. Le ministre de la Défense a déclaré que les occupants des bateaux visés avaient été exécutés sommairement, sans possibilité de se défendre. Il a assuré que les forces armées nationales, appuyées par des milliers de miliciens civils, étaient en état d’alerte pour répondre à toute éventuelle escalade.

L’opposition vénézuélienne, qui se présente comme la détentrice légitime du pouvoir après le scrutin de 2024, apporte son soutien à la pression exercée par les États-Unis. Plusieurs de ses figures emblématiques, dont Edmundo Gonzalez Urrutia et Maria Corina Machado, y voient une nécessité pour démanteler les structures criminelles soutenant le pouvoir en place et permettre le rétablissement de la démocratie. Toutefois, des voix divergentes, comme celle de l’ancien candidat Henrique Capriles, s’élèvent pour critiquer une stratégie qu’elles jugent contre-productive et susceptible de renforcer le camp adverse.

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