Société
La maire sortante de Toulon alerte sur les risques d’une victoire du Rassemblement national
À quelques semaines du scrutin municipal, Josée Massi a mis en garde contre les conséquences d’une élection de sa rivale Laure Lavalette, évoquant un risque de fracture sociale et un retour à une période controversée de l’histoire de la ville.
Lors d’un rassemblement organisé mardi soir au Palais Neptune, la candidate à sa propre succession a pris la parole devant plusieurs centaines de personnes. Elle a estimé qu’une victoire de la députée du Rassemblement national conduirait à une fragmentation de la cité portuaire. « Toulon ne doit pas devenir un champ de bataille », a-t-elle déclaré, appelant à préserver la cohésion entre les habitants.
La maire sortante, qui se présente sous l’étiquette « Toulon mon parti », a fait référence à l’épisode des années 1990, marqué par l’élection d’un édile issu de l’ancien Front national. Elle a rappelé que cette période avait suscité un sentiment de gêne chez de nombreux résidents, qui préféraient alors ne pas mentionner leur lieu de résidence. « Nous voulons aujourd’hui pouvoir afficher notre fierté d’habiter cette ville », a-t-elle affirmé, sous les applaudissements de l’assistance.
Josée Massi a poursuivi en opposant deux visions de l’exercice du pouvoir municipal. Selon elle, la gestion d’une collectivité ne saurait reposer sur l’exploitation des craintes ou la désignation de responsables à tous les maux. Elle a au contraire défendu un modèle de ville rassemblée, où le dialogue entre les générations et les quartiers serait encouragé, et où la diversité serait perçue comme une force.
L’élue, âgée de 75 ans, a réaffirmé son attachement à des principes fondamentaux tels que la laïcité, l’égalité entre les femmes et les hommes, et le respect de l’autorité républicaine. Ancienne enseignante et directrice d’un centre d’insertion sociale, elle a promis de ne laisser aucun Toulonnais de côté, quelle que soit son origine ou sa situation. « Je ne suis ni de droite, ni de gauche, ni du centre. Je suis de Toulon », a-t-elle résumé, soulignant ainsi son ancrage local et son indépendance politique.
Cette position personnelle s’est construite dans un contexte local complexe. Josée Massi avait initialement succédé à Hubert Falco après la condamnation de ce dernier dans une affaire de détournement de fonds publics. Bien que l’ancien maire lui ait d’abord demandé de se porter candidate, il lui a finalement préféré le sénateur Les Républicains Michel Bonnus. La maire sortante a malgré tout maintenu sa candidature, un choix qu’elle décrit comme difficile, elle qui se définit comme une femme de l’ombre.
Dans la salle, de nombreux sympathisants ont exprimé leur soutien à cette ligne. Un couple d’électeurs se disant de droite a salué son intégrité et son refus des manœuvres politiciennes. Un autre participant, travaillant dans le secteur de la jeunesse, a souligné sa proximité avec les citoyens, la décrivant comme une élue accessible et humaine. « Avec elle, on utilise son prénom, c’est tout dire », a-t-il fait remarquer, contrastant cette relation avec le formalisme qui entourait son prédécesseur.
Le scrutin municipal s’annonce particulièrement serré. Les enquêtes d’opinion placent Laure Lavalette en tête du premier tour, mais la configuration du second tour, en cas de report des voix de la gauche et de la droite traditionnelle, pourrait inverser la tendance. L’enjeu dépasse ainsi la simple alternance politique pour toucher à l’image et à l’unité même de la ville.
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