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La justice climatique franchit un cap historique avec l’avis de la CIJ

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La plus haute instance judiciaire des Nations unies reconnaît pour la première fois la responsabilité des États en matière de réparations liées au dérèglement climatique.

La Cour internationale de justice (CIJ) a rendu un avis consultatif marquant, établissant que les États manquant à leurs obligations climatiques s’exposent à des demandes de réparation de la part des nations les plus vulnérables. Cette décision, adoptée à l’unanimité par les quinze juges, ouvre une nouvelle ère dans le contentieux environnemental en clarifiant les fondements juridiques des recours possibles.

Saisie à l’initiative d’étudiants du Vanuatu, la Cour a rejeté l’argument selon lequel les accords internationaux actuels suffiraient à encadrer la lutte contre le réchauffement. Elle affirme que les États ont une obligation stricte de protéger le climat pour les générations actuelles et futures, une position qui contredit les résistances des grands émetteurs de gaz à effet de serre. Les juges ont également précisé que les préjudices subis par les pays affectés devront faire l’objet d’un lien de causalité démontré, sans pour autant le qualifier d’impossible à établir.

Les réactions ont été immédiates. Le ministre vanuatais du Climat a salué une avancée majeure, tandis que la France y a vu une « victoire pour le climat ». Les États-Unis, en revanche, ont adopté une position plus réservée, annonçant qu’ils analyseraient l’avis dans les semaines à venir. Des experts juridiques et scientifiques ont souligné le potentiel transformateur de cette décision, susceptible d’accélérer les actions en justice contre les gouvernements récalcitrants.

Pour les militants à l’origine de la démarche, cet avis représente l’aboutissement d’un long combat. « Nous disposons désormais d’un outil puissant pour exiger des comptes », a déclaré l’un des porte-paroles de la campagne étudiante. Les prochaines étapes consisteront à traduire ces principes dans les législations nationales et à les faire valoir devant les tribunaux. Le Vanuatu envisage déjà de saisir l’Assemblée générale de l’ONU pour garantir leur application.

Ce verdict, le cinquième avis unanime de la CIJ en huit décennies, pourrait marquer un tournant dans la gouvernance climatique mondiale. Il renforce le cadre juridique existant tout en offrant aux pays les plus exposés aux dérèglements un levier inédit pour faire valoir leurs droits. Reste à voir comment les États concernés, en particulier les grands pollueurs, intégreront cette nouvelle donne dans leurs politiques.

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