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La Hongrie bannit le groupe Kneecap pour ses positions controversées

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Le gouvernement hongrois a interdit l’accès à son territoire au trio nord-irlandais, accusé de tenir des propos antisémites et de glorifier le terrorisme.

Les autorités hongroises ont pris la décision d’interdire l’entrée sur leur sol aux membres du groupe Kneecap, formation musicale originaire d’Irlande du Nord. Cette mesure, valable pour une durée de trois ans, fait suite à des accusations d’antisémitisme et d’apologie du terrorisme portées contre le collectif. Le porte-parole du gouvernement a justifié cette décision en invoquant la nécessité de protéger les valeurs démocratiques et la communauté juive du pays.

Le trio, connu pour ses prises de position en faveur de la cause palestinienne, avait suscité la polémique lors de sa prestation au festival de Glastonbury fin juin. Bien que le groupe rejette toute affiliation avec le Hezbollah, l’un de ses membres fait actuellement l’objet de poursuites judiciaires au Royaume-Uni pour avoir brandi un drapeau de l’organisation lors d’un concert en 2024.

La réaction de Kneecap ne s’est pas fait attendre. Sur les réseaux sociaux, le groupe a dénoncé une manœuvre politique visant à museler les voix critiques envers la politique israélienne. Cette décision intervient alors que le groupe devait se produire en août prochain au festival Sziget, l’un des événements musicaux majeurs en Hongrie.

Plusieurs artistes et organisations culturelles hongroises avaient exprimé leur opposition à la présence de Kneecap, estimant que ses propos n’avaient pas leur place dans un cadre festif. Pourtant, le festival Sziget a regretté cette interdiction, la qualifiant de mesure excessive pouvant porter préjudice à la réputation internationale du pays.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de tensions autour des prises de position artistiques et politiques. Le gouvernement hongrois, fermement aligné sur les positions israéliennes, a déjà interdit les rassemblements pro-palestiniens sur son territoire. Une posture qui alimente régulièrement les débats sur la liberté d’expression et les limites de l’engagement artistique.

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