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Économie

La France trace sa voie énergétique pour 2035 entre nucléaire et renouvelables

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Le gouvernement a dévoilé sa feuille de route pour la décennie à venir, privilégiant une relance de l’atome tout en modulant le rythme de déploiement de l’éolien terrestre et du solaire.

L’exécutif a arrêté ce jeudi les grandes orientations de sa politique énergétique pour les dix prochaines années. Ce document stratégique, attendu de longue date par l’ensemble de la filière, dessine un paysage marqué par une ambition affirmée pour l’énergie nucléaire, couplée à un développement plus mesuré des énergies renouvelables terrestres. Cette orientation s’appuie sur un constat, celui d’une consommation électrique qui stagne, conduisant à réviser à la baisse certains objectifs précédemment évoqués pour le solaire et l’éolien.

La programmation pluriannuelle de l’énergie entend favoriser une électrification accrue des usages, des transports à l’industrie, afin de réduire la part des énergies fossiles dans le bilan national. Le texte fixe un cap clair, celui d’augmenter la production d’électricité décarbonée tout en diminuant la dépendance aux hydrocarbures, présentée comme un enjeu de souveraineté. La part du nucléaire dans le mix électrique doit ainsi significativement croître d’ici 2035, avec une optimisation du parc existant et une production visée se rapprochant des objectifs d’EDF.

Concernant les énergies renouvelables, la feuille de route opère une distinction. Si le développement de l’éolien en mer est maintenu, bien qu’avec un calendrier légèrement révisé pour tenir compte des retards constatés, les objectifs pour l’éolien terrestre et le photovoltaïque sont revus à la baisse. Cette révision s’aligne sur les dernières prévisions du gestionnaire du réseau concernant l’évolution de la demande électrique. Les professionnels du secteur, bien qu’inquiets, saluent le fait que le gouvernement écarte l’hypothèse d’un moratoire.

L’adoption de cette stratégie a donné lieu à des échanges nourris au sein de la classe politique, reflétant les clivages traditionnels sur la question énergétique. Certaines voix ont exprimé leur opposition ferme, jugeant le texte insuffisamment ambitieux pour les renouvelables ou, à l’inverse, trop contraignant pour l’atome. Le gouvernement défend pour sa part la nécessité d’agir, arguant que l’immobilisme aggraverait la dépendance aux importations d’énergies fossiles. La publication officielle de ce décret doit intervenir dans les prochains jours, offrant enfin une visibilité aux investisseurs et aux acteurs industriels.

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