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La France réduit drastiquement son soutien à la lutte mondiale contre le sida
Les principales organisations non gouvernementales dénoncent une décision budgétaire qu’elles jugent irresponsable, craignant un impact dévastateur sur les programmes de santé internationaux.
Le gouvernement français a officialisé une diminution significative de sa participation financière au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Pour la période 2026-2028, l’engagement sera limité à 660 millions d’euros, ce qui représente un recul d’un milliard d’euros par rapport au triennat précédent. Le ministère des Affaires étrangères justifie cette orientation par des impératifs de rigueur budgétaire, évoquant des contraintes fortes pesant sur les investissements dans la santé mondiale.
Cette annonce a provoqué une vive réaction de la part des acteurs historiques de la lutte contre ces pandémies. Dans un communiqué unitaire, des structures comme AIDES, Sidaction ou ONE ont exprimé leur consternation. Elles estiment que cette baisse constitue un renoncement aux engagements internationaux de la France et une menace directe pour les dispositifs de soins. La présidente de l’une de ces associations a qualifié la décision d’abandon, soulignant les conséquences humaines potentielles pour des millions de personnes dépendantes de ces financements.
Le Fonds mondial, instrument financier créé au début des années 2000, occupe une place centrale dans l’architecture internationale de la santé. Il supporte à lui seul une large part des efforts contre la tuberculose et le VIH à l’échelle planétaire. Les organisations redoutent qu’en pleine période de tensions sur l’aide publique au développement, ce retrait français n’entraîne un effet d’entraînement négatif, affaiblissant davantage la riposte globale.
Les autorités françaises se défendent de tout désengagement, mettant en avant leur soutien maintenu à d’autres initiatives multilatérales comme Unitaid ou l’Alliance du vaccin Gavi. Elles affirment vouloir pérenniser leur action sur la durée. Pour les ONG, cependant, le symbole est lourd de sens et le message adressé à la communauté internationale est perçu comme particulièrement préoccupant pour l’avenir de la coopération en matière de santé.
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