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Politique

La France insoumise rejette l’étiquette d’extrême gauche

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Les réactions de Manuel Bompard et d’Éric Coquerel font suite à des déclarations présidentielles, dénonçant une instrumentalisation politique du lexique partisan.

La qualification de la France insoumise comme mouvement d’extrême gauche par l’exécutif a suscité une réponse ferme de ses principaux représentants. Manuel Bompard, coordinateur du parti, a vivement contesté cette classification, estimant qu’il ne revenait pas au chef de l’État de définir le positionnement de ses opposants. Il a assimilé cette démarche à une méthode consistant à disqualifier toute divergence, évoquant une pratique qu’il juge comparable à celle de l’ancien président américain Donald Trump.

De son côté, Éric Coquerel, président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, a qualifié ces propos d’inqualifiables. Il y voit une tentative de discréditer le mouvement en l’associant à l’antisémitisme, en raison de ses prises de position critiques à l’égard de la politique du gouvernement israélien. Pour lui, l’emploi du terme extrême gauche relève d’une stratégie visant à diaboliser la gauche radicale, servant d’épouvantail plutôt que d’une description objective.

Cette polémique lexicale intervient dans un contexte où le ministère de l’Intérieur a récemment intégré la formation de Jean-Luc Mélenchon dans cette catégorie, un classement que le président de la République a ensuite endossé. Les réactions des deux élus insoumis soulignent la sensibilité et les enjeux politiques qui entourent l’étiquetage des partis, perçu comme un instrument de combat politique autant qu’un simple exercice de cartographie idéologique.

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