Économie
La France échappe à une dégradation de sa note souveraine mais s’expose à un avertissement sévère
L’agence Moody’s maintient la notation française tout en adoptant une perspective négative, soulignant les risques politiques persistants qui pèsent sur la trajectoire budgétaire du pays.
L’agence de notation Moody’s a préservé le classement souverain de la France tout en modifiant son orientation de « stable » à « négative ». Cette décision intervient dans un contexte de discussions budgétaires tendues à l’Assemblée nationale, où le gouvernement cherche à bâtir un compromis sur les finances publiques. La notation Aa3, qui signale une dette de bonne qualité, est ainsi maintenue, alors que les concurrentes Fitch et S&P Global avaient récemment abaissé la leur.
Les analystes pointent les conséquences de l’instabilité politique issue de la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024. Cette fragmentation durable du paysage politique pourrait, selon Moody’s, affaiblir la qualité des institutions et ralentir les réformes structurelles. La croissance économique, désormais anticipée à 0,7 % pour cette année et 1 % en 2026, reste modeste, tandis que la consommation des ménages et les investissements demeurent freinés.
Le ministre de l’Économie a immédiatement réagi en prenant acte de l’avertissement, soulignant l’impérieuse nécessité d’aboutir à un accord sur le budget. Le gouvernement réaffirme son engagement à contenir le déficit public à 5,4 % du PIB en 2025 et à poursuivre une trajectoire de réduction pour revenir sous la barre des 3 % d’ici 2029. Ces objectifs s’inscrivent dans un cadre politique fragile, marqué par des menaces de censure et des débats houleux sur la fiscalité.
Malgré des indicateurs macroéconomiques résilients – activité des entreprises soutenue, marché de l’emploi dynamique –, la dette française demeure la plus élevée de la zone euro en valeur absolue. Certains économistes estiment que les marchés traitent déjà la dette française comme si elle était notée deux crans plus bas, reflétant une défiance accrue. Toutefois, l’absence de déséquilibre du compte courant et la capacité à adopter un budget d’ici fin décembre pourraient, selon eux, éviter une crise financière.
-
SèteEn Ligne 1 semaineSète : La piscine du candidat Pascal Pintre en infraction au PLU
-
Balaruc-les-BainsEn Ligne 1 semaineBalaruc-les-Bains : aux Nieux, un rapport environnemental accablant !
-
Balaruc-les-BainsEn Ligne 5 joursBalaruc-les-Bains : un corbeau s’invite dans la campagne et dénonce la corruption
-
MèzeEn Ligne 6 joursMèze : Thierry Baëza dévoile son projet 2026-2032 devant 700 personnes
-
FrontignanEn Ligne 1 semaineFrontignan : après la cantine à 1 euro et l’énergie, Thibaut Cléret Villagordo veut auditer la gestion de l’eau
-
SèteEn Ligne 2 joursBalaruc-les-Bains : Les Nieux comment un terrain à 25.000€ pourrait en valoir 3M€
-
GigeanEn Ligne 2 joursGigean : Stocklein déplace le city stade… et se prend les pieds dans le programme de Gonzalez
-
SèteEn Ligne 22 heuresSète : la voyoucratie montpelliéraine aux méthodes douteuses derrière Pascal Pintre