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La France décline l’invitation américaine à un nouveau « Conseil de paix »

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Paris juge la proposition incompatible avec les principes fondateurs des Nations unies et exprime ses réserves sur la forme comme sur le fond de cette initiative.

La France a fait connaître sa position concernant la proposition américaine de rejoindre un nouveau forum international dénommé « Conseil de paix ». Selon des sources proches de la présidence, Paris n’envisage pas, à ce stade, de répondre favorablement à cette sollicitation. L’invitation officielle, parvenue lundi, est actuellement examinée avec les partenaires européens et internationaux de la France.

L’analyse préliminaire du document fondateur de cette organisation a conduit les autorités françaises à exprimer de sérieuses préoccupations. Elles estiment que la « charte » présentée dépasse largement le cadre initialement évoqué de la gestion du conflit à Gaza. Le texte soulèverait des questions fondamentales quant à sa compatibilité avec l’architecture et les principes directeurs des Nations unies, auxquels la France réaffirme son attachement indéfectible.

Le ministère des Affaires étrangères a rappelé, dans une déclaration distincte, que la Charte des Nations unies constituait la pierre angulaire d’un multilatéralisme efficace. Paris considère que le droit international, l’égalité souveraine des États et le règlement pacifique des différends doivent primer sur toute autre considération. La proposition américaine, telle que perçue, semble s’écarter de ces fondamentaux en critiquant explicitement dans son préambule les approches institutionnelles existantes, faisant une référence transparente à l’ONU, et en appelant à s’en détourner.

Un autre élément du projet a retenu l’attention. La charte prévoirait la possibilité pour un État membre d’obtenir un siège permanent en contrepartie d’une contribution financière exceptionnelle, évoquée dans certains rapports à hauteur d’un milliard de dollars. Cette condition, associée à la vision d’ensemble du projet, contribue au scepticisme français.

Une quinzaine d’autres nations, dont l’Italie, l’Argentine et le Canada, auraient également été approchées. La réponse de Paris, ferme et rapide, illustre les réticences que cette initiative pourrait rencontrer au sein de la communauté internationale, attachée au cadre multilatéral établi.

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