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Économie

La France affiche une croissance de 0,9% en 2025, un socle pour les ambitions de 2026

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Le gouvernement se montre confiant après une performance économique légèrement supérieure aux prévisions initiales, malgré un ralentissement en fin d’année et des défis budgétaires persistants.

L’activité économique française a progressé de 0,9% sur l’ensemble de l’année 2025, selon les estimations de l’Institut national de la statistique. Ce résultat, conforme aux attentes des analystes, dépasse néanmoins l’objectif initialement retenu par l’exécutif dans son dernier projet de loi de finances. Le ministre de l’Économie et des Finances a salué une croissance « robuste », y voyant une base favorable pour l’exercice suivant.

Sur la seule période octobre-décembre, la hausse du produit intérieur brut s’est établie à 0,2%. Ce rythme, bien que modéré, traduit un rééquilibrage attendu après la vive accélération enregistrée au trimestre précédent. L’évolution positive des derniers mois de l’année a été portée par un rebond de la consommation des ménages, laquelle a augmenté de 0,3% après une quasi-stagnation. Les dépenses en biens ont notamment connu une embellie, renouant avec une dynamique qui faisait défaut depuis plusieurs trimestres.

En revanche, l’investissement des entreprises a marqué le pas, affichant une progression plus faible qu’à l’été. Le secteur productif dans son ensemble a vu son activité ralentir significativement. Les experts relèvent que les sociétés, après avoir constitué des stocks au troisième trimestre, ont privilégié leur écoulement en fin d’année, ce qui a mécaniquement pesé sur les chiffres de la production industrielle. Ce phénomène de déstockage, bien que courant dans les cycles économiques, souligne la fragilité de la reprise dans l’industrie.

Les perspectives pour le début de l’année 2026 restent mesurées, avec des prévisions de croissance trimestrielle autour de 0,3%. Le contexte politique, marqué par l’adoption récente du budget, pourrait offrir une visibilité accrue aux acteurs économiques. Cependant, cette croissance, bien que positive, ne suffit pas à résorber les déséquilibres des finances publiques. Le déficit, qui devrait se maintenir à un niveau élevé, continue d’alimenter les inquiétudes des institutions de contrôle et des agences de notation. La nécessité d’un assainissement budgétaire, par une maîtrise des dépenses, est régulièrement rappelée comme une priorité pour garantir la soutenabilité de la dette à long terme.

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