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La fonte accélérée des glaciers alpins révèle l’urgence climatique

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Les mesures scientifiques les plus récentes confirment une réduction dramatique des masses glaciaires helvétiques, avec des conséquences déjà visibles sur les écosystèmes et les ressources en eau.

Les glaciers suisses ont subi une diminution de près du quart de leur volume total au cours de la dernière décennie. Cette accélération du recul glaciaire, documentée par les relevés annuels, place l’année 2025 parmi les périodes de fonte les plus importantes jamais enregistrées. Les observations effectuées sur un échantillon représentatif de glaciers indiquent une perte annuelle avoisinant les trois pourcents de leur volume.

Le directeur du réseau de surveillance glaciologique souligne que ce phénomène connaît une intensification constante depuis deux décennies. La situation apparaît particulièrement marquée sur le glacier du Rhône, où l’épaisseur de glace a diminué de plus de cent mètres au cours des vingt dernières années. Ce recul spectaculaire transforme profondément les paysages alpins et modifie l’hydrologie des régions concernées.

L’analyse comparative des données révèle une progression inquiétante. La décennie 2015-2025 affiche un taux de réduction de vingt-quatre pourcents, contre dix-sept pourcents lors de la période précédente. Cette tendance s’inscrit dans une accélération générale observée depuis le début du siècle. Les conditions météorologiques exceptionnelles de l’année écoulée, caractérisées par un enneigement hivernal insuffisant et plusieurs épisodes caniculaires estivaux, ont contribué à cette érosion accélérée.

L’impact de ce retrait glaciaire dépasse la simple transformation des paysages. Les glaciers constituent des réservoirs naturels essentiels pour l’approvisionnement en eau et la production d’énergie hydroélectrique. Leur disparition progressive compromet également la stabilité géologique des massifs montagneux, comme en témoignent certains événements récents ayant affecté des zones habitées.

Les projections actuelles envisagent, dans le scénario d’un maintien des émissions de gaz à effet de serre, la disparition quasi totale des glaciers helvétiques d’ici la fin du siècle. Cette perspective concerne l’ensemble de l’arc alpin, où seuls les sommets les plus élevés pourraient conserver quelques vestiges glaciaires. La communauté scientifique internationale souligne que le rafraîchissement estival observé cette année, avec des chutes de neige en altitude, n’a permis que d’atténuer temporairement un processus désormais structurel.

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