Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

La diplomatie nucléaire iranienne se joue à Genève

Article

le

Le ministre des Affaires étrangères iranien engage un nouveau cycle de discussions avec les États-Unis, dans un contexte international marqué par de fortes tensions et des exigences divergentes.

Le chef de la diplomatie iranienne s’est rendu en Suisse pour participer à une nouvelle série de pourparlers avec la délégation américaine. Ces échanges, qui doivent débuter cette semaine, constituent la seconde phase d’un dialogue rétabli au début du mois de février, après une interruption de plusieurs mois. Les précédentes discussions avaient été suspendues à la suite d’hostilités régionales.

L’agenda des rencontres prévoit également des entretiens avec les autorités suisses et omanaises, ainsi qu’avec le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique. La délégation américaine, confirmée par la Maison Blanche, sera conduite par l’émissaire spécial du président et son conseiller. Ces représentants participeront parallèlement à des consultations concernant un autre dossier de crise internationale.

Les positions des deux capitales restent éloignées sur le fond. Téhéran affirme vouloir se concentrer exclusivement sur les questions liées à son programme nucléaire civil, un droit qu’il revendique face aux accusations occidentales. Washington, soutenu par plusieurs alliés, exige pour sa part des garanties plus larges, incluant des limitations dans le domaine des missiles et une révision des activités régionales de la République islamique.

Un haut responsable israélien a récemment énoncé des conditions jugées indispensables pour tout accord, exigeant notamment l’évacuation de l’ensemble des matières enrichies hors du territoire iranien et le démantèlement des infrastructures dédiées à l’enrichissement. En contrepartie, un responsable iranien a laissé entendre une possible flexibilité sur le stock d’uranium hautement enrichi, à condition que les sanctions économiques frappant le pays soient levées.

Cette reprise des négociations intervient dans un climat stratégique tendu, marqué par des déploiements militaires américains dans la région et des déclarations fermes de part et d’autre. Le ministre iranien doit également exposer la position de son pays devant une instance onusienne dédiée au désarmement, en marge de ces discussions bilatérales.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus