Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

La COP30 s’ouvre dans le poumon vert de la planète

Article

le

Plus de 50 000 délégués se réunissent à Belém pour tenter de relancer la coopération climatique mondiale, dans un contexte de tensions géopolitiques et d’urgence environnementale accrue.

L’Amazonie brésilienne accueille depuis lundi l’une des sessions climatiques les plus déterminantes de ces dernières années. Quelque cinquante mille participants convergent vers Belém, ville symbole située au cœur de la forêt tropicale, où l’humidité étouffante contraste avec l’atmosphère pétrolière qui caractérisait la précédente conférence à Bakou. Le président Lula a maintenu son choix d’organiser l’événement dans cette région dépourvue d’infrastructures hôtelières suffisantes, estimant que le cadre amazonien offrirait aux négociateurs une immersion nécessaire dans la réalité écologique.

La forêt, à la fois puits de carbone essentiel et écosystème menacé par la déforestation et l’exploitation minière illégale, sert de toile de fond à des discussions cruciales sur l’avenir du régime climatique international. Les préparatifs logistiques ont accusé un retard notable, certains pavillons nationaux demeurant inachevés à la veille de l’ouverture, soulevant des inquiétudes quant au bon déroulement technique des travaux.

Les négociations s’annoncent particulièrement complexes sur plusieurs dossiers sensibles. La question du financement climatique pour les nations vulnérables, la répartition des efforts entre pays développés et en développement, et l’avenir des énergies fossiles constituent les principaux points de friction. L’absence des États-Unis, pour la première fois dans l’histoire des COP, ajoute une dimension inédite aux discussions.

La présidence brésilienne devra concilier les impératifs écologiques avec les réalités économiques, dans un contexte où les engagements actuels restent insuffisants pour contenir le réchauffement sous le seuil critique de 1,5°C. Les représentants des États insulaires rappellent avec insistance que ce chiffre représente une question de survie pour leurs populations. La conférence de Belém s’annonce comme un test décisif pour la crédibilité du multilatéralisme climatique.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus