Monde
La Bolivie choisit son destin présidentiel entre deux visions de droite
Les électeurs boliviens se rendent aux urnes ce dimanche pour un scrutin décisif qui marque la fin de deux décennies de gouvernance socialiste, dans un contexte de grave crise économique.
Les bureaux de vote ont accueilli les premiers électeurs dès huit heures ce matin, selon les observations sur place. Le processus électoral s’achèvera à seize heures, avec la publication des premiers résultats attendue en soirée par l’instance organisatrice du scrutin. Cette élection oppose deux figures politiques de droite, Jorge Quiroga et Rodrigo Paz, qui aspirent à succéder au président sortant Luis Arce. Ce dernier, dont la popularité s’est effritée, ne sollicite pas un nouveau mandat après cinq années marquées par la plus sévère récession économique que le pays ait connue depuis quatre décennies.
La situation économique constitue l’enjeu central de ce scrutin. L’effondrement des exportations gazières, résultat d’un manque chronique d’investissements, a provoqué une pénurie de devises étrangères. Cette crise se traduit par des difficultés croissantes à importer des carburants, générant des files d’attente interminables devant les stations-service et une flambée des prix. L’inflation annuelle dépasse désormais les vingt-trois pour cent, érodant le pouvoir d’achat des Boliviens. « Nous espérons un changement, la situation économique nous appauvrit tous », témoigne une électrice de La Paz après avoir déposé son bulletin dans l’urne.
Les deux candidats proposent des programmes économiques présentant des similitudes, prônant une réduction substantielle des dépenses publiques et un désengagement progressif de l’État. Leurs approches divergent cependant sur certains aspects. Jorge Quiroga, ancien chef de l’État par intérim, défend une ouverture complète aux marchés internationaux et le recours à de nouveaux financements extérieurs. Rodrigo Paz, sénateur issu d’une famille politique influente, privilégie une approche de décentralisation et de rigueur budgétaire qu’il qualifie de « capitalisme pour tous ».
Aucun des deux prétendants à la présidence ne disposera vraisemblablement d’une majorité parlementaire absolue, les contraignant à rechercher des alliances pour gouverner. La sociologue Maria Teresa Zegada anticipe des négociations complexes pour former des majorités sur les textes législatifs. L’effondrement électoral du Mouvement vers le Socialisme, le parti de l’ancien président Evo Morales, a profondément modifié le paysage politique. Son candidat n’a recueilli que trois pour cent des suffrages au premier tour, tandis que les votes nuls ont atteint un niveau record, atteignant près de vingt pour cent des bulletins.
Malgré son retrait relatif de la scène politique nationale, Evo Morales conserve une influence certaine dans certaines régions. L’analyste Daniela Osorio estime que l’ancien président demeure « un facteur de déstabilisation potentielle » dans le paysage politique bolivien. Selon la dernière enquête d’opinion, Jorge Quiroga bénéficierait d’une avance de huit points sur son rival, une marge insuffisante pour assurer sa victoire compte tenu de la dynamique imprévisible de ce scrutin.
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