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La banquise antarctique enregistre son troisième plus faible étendue hivernale depuis un demi-siècle

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Les observations satellitaires confirment une tendance inquiétante au pôle Sud, où l’influence du changement climatique devient de plus en plus manifeste.

La superficie de la glace de mer entourant l’Antarctique a atteint son maximum annuel le 17 septembre, s’établissant à 17,81 millions de kilomètres carrés selon les estimations préliminaires. Ce chiffre place l’étendue hivernale de 2025 au troisième rang des plus basses jamais mesurées depuis près de cinq décennies, derrière les records négatifs de 2023 et 2024. Jusqu’en 2016, les données révélaient une légère progression irrégulière de la banquise, mais cette tendance s’est inversée au cours des dernières années.

Les scientifiques attribuent ce recul à l’influence grandissante du réchauffement climatique sur les eaux australes. La chaleur océanique pénètre désormais dans les zones maritimes proches du continent, affectant directement la formation et la persistance de la glace. Ce phénomène marque un tournant, le changement climatique ayant désormais un impact tangible sur les régions polaires méridionales.

La diminution de la banquise antarctique présente plusieurs implications majeures. Bien que la fonte de la glace de mer n’élève pas directement le niveau des océans, elle modifie l’équilibre énergétique de la planète. La surface blanche de la banquise réfléchit la majeure partie du rayonnement solaire vers l’espace, tandis que les eaux sombres qui la remplissent absorbent cette énergie, contribuant ainsi à l’amplification du réchauffement. Par ailleurs, la glace de mer joue un rôle stabilisateur en freinant l’écoulement des glaciers continentaux vers l’océan, un processus qui accélérerait la hausse du niveau de la mer.

Certains effets secondaires pourraient sembler contre-intuitifs, comme une augmentation possible des précipitations neigeuses sur les côtes antarctiques due à une plus grande proximité de l’air humide océanique. Cependant, les experts rappellent que, sur le long terme, le recul des glaces continentales reste inéluctable dans un contexte de réchauffement planétaire.

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