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Économie

La banquière Ariane de Rothschild et le conseiller Jeffrey Epstein

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_**Des documents révèlent la relation professionnelle et personnelle étroite qu’entretenait la dirigeante de la banque Edmond de Rothschild avec le financier américain, sans toutefois évoquer ses agissements criminels.**_

Les archives judiciaires américaines mettent en lumière la proximité qu’a entretenue Ariane de Rothschild, directrice générale de la banque suisse Edmond de Rothschild, avec Jeffrey Epstein. Leurs échanges, qui s’étalent de 2013 à 2019, décrivent une relation où le conseil financier se mêlait à des confidences d’ordre privé. La banque affirme que ces contacts s’inscrivaient dans le cadre strict des activités professionnelles de Mme de Rothschild et qu’elle ignorait tout du comportement personnel du financier, condamné en 2008 pour des faits liés à la prostitution de mineures.

Leur collaboration a débuté sur des bases opérationnelles. Jeffrey Epstein s’est rapidement positionné comme un conseiller stratégique influent, proposant son aide sans contrepartie financière immédiate. Par la suite, deux contrats formalisés en 2015 ont engagé le groupe bancaire à lui verser vingt-cinq millions de dollars pour ses services et son réseau. La banquière a notamment utilisé ses introductions pour développer son carnet d’adresses aux États-Unis, dans un contexte où le secteur bancaire helvétique faisait face à des pressions judiciaires américaines pour des soupçons d’évasion fiscale.

Les correspondances montrent que les sujets abordés dépassaient souvent le cadre des affaires. Jeffrey Epstein prodiguait des avis sur la gestion de l’entreprise familiale, évoquant même le rôle de son mari, Benjamin de Rothschild, décédé en 2021. Il se montrait préoccupé par la sécurité personnelle de la dirigeante et de ses filles, tout en suggérant des noms prestigieux, comme celui de l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak, pour siéger au conseil d’administration.

Ariane de Rothschild sollicitait également son opinion sur des questions internes sensibles, telles qu’un éventuel rapprochement avec la banque UBS ou le long conflit opposant les différentes branches de la famille Rothschild sur l’usage du nom patrimonial. Les documents indiquent que la plupart de leurs conversations se déroulaient par téléphone, en raison de leurs emplois du temps et de leurs déplacements entre l’Europe et les États-Unis.

La publication de ces éléments confirme l’existence de liens substantiels entre le financier et plusieurs personnalités publiques ou du monde des affaires. Elle intervient alors que de nombreuses figures ont, par le passé, minoré ou contesté la nature de leurs relations avec Jeffrey Epstein.

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