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Économie

La Banque centrale européenne et la Bundesbank défendent une approche monétaire mesurée

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_**Face à un environnement économique incertain, les autorités monétaires européennes privilégient la prudence et rejettent toute précipitation dans l’ajustement des taux d’intérêt.**_

La présidente de la Banque centrale européenne a réaffirmé lundi la nécessité d’une conduite graduelle de la politique monétaire. Devant les députés européens à Strasbourg, elle a souligné l’utilité d’une approche décidée au cas par cas, réunion après réunion, dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques et des incertitudes persistantes. Cette ligne directrice permet, selon elle, de naviguer avec souplesse dans le paysage économique actuel.

Cette position intervient alors que la hausse des prix dans la zone euro s’est considérablement atténuée, se rapprochant de l’objectif de stabilité des prix fixé à 2%. Le principal taux directeur de l’institution, celui des dépôts, est maintenu à 2% depuis cinq réunions consécutives, la dernière décision ayant été prise la semaine dernière. Cette stabilité des taux a suscité des interrogations parmi certains élus, qui s’inquiètent d’un possible retard d’action face à une croissance économique jugée fragile et à une inflation en net recul dans plusieurs pays membres.

En réponse à ces préoccupations, la présidente de la BCE a indiqué que l’institution surveillait avec une attention particulière l’évolution effective des coûts supportés par les ménages, une réalité qui diffère sensiblement d’un État membre à l’autre. Elle a rappelé que l’objectif primordial demeurait la préservation de la stabilité des prix et de la crédibilité de la monnaie unique, laquelle bénéficie, selon elle, d’un large soutien parmi les citoyens.

Cette orientation prudente trouve un écho du côté de l’Allemagne. Le président de la Bundesbank a estimé, dans un discours prononcé à Karlsruhe, que la politique actuelle de la BCE, caractérisée par une forme de constance depuis l’été dernier, s’était avérée efficace et devait être poursuivie. Il a ajouté qu’une inflation temporairement légèrement inférieure à l’objectif de 2% au cours des prochains trimestres ne justifierait pas une action immédiate, confirmant ainsi la priorité accordée à une stabilisation durable plutôt qu’à des réactions hâtives.

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