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Kushner et Netanyahu évoquent la consolidation du cessez-le-feu à Gaza

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L’émissaire américain a rencontré le Premier ministre israélien dans un contexte de fragilité persistante sur le terrain, malgré les avancées récentes dans la libération des otages.

Jared Kushner, envoyé spécial des États-Unis pour le Proche-Orient, s’est entretenu à Jérusalem avec Benjamin Netanyahu. Cette rencontre diplomatique intervient alors que Washington œuvre à pérenniser la trêve en vigueur depuis le 10 octobre dans la bande de Gaza. L’accord, obtenu sous impulsion américaine, a conduit à une diminution notable des affrontements et permis la libération de détenus palestiniens ainsi que de la quasi-totalité des otages israéliens.

Le bureau du chef du gouvernement israélien a confirmé cet échange sans en dévoiler le contenu précis. La visite coïncide avec les efforts américains pour définir les prochaines étapes du processus, après la restitution de la majorité des captifs. Les derniers otages survivants du raid du 7 octobre ont été remis par le Hamas, qui a également restitué vingt-quatre des vingt-huit dépouilles retenues. Quatre corps, ceux de trois Israéliens et d’un ressortissant thaïlandais, demeurent cependant entre les mains du mouvement islamiste.

Parallèlement, Israël a récupéré la dépouille de l’officier Hadar Goldin, tué lors du conflit de 2014. Sa sœur, Ayelet, a exprimé l’émotion familiale après onze années d’attente, évoquant la difficulté d’un deuil si longtemps suspendu.

Le cessez-le-feu inclut des dispositions plus larges, dont le désarmement du Hamas – que l’organisation rejette –, le retrait des troupes israéliennes et la reconstruction de l’enclave palestinienne. Il prévoit également le déploiement d’une force internationale de stabilisation, composée de militaires de nations arabes ou musulmanes. L’administration Trump anticipe un déploiement rapide et sollicite un mandat onusien jusqu’en 2027. Plusieurs États, comme l’Indonésie, se disent prêts à y contribuer, sous réserve d’un cadre clair approuvé par le Conseil de sécurité.

Les Émirats arabes unis ont toutefois indiqué qu’ils ne participeraient probablement pas à cette force sans garanties suffisantes, tout en réaffirmant leur engagement humanitaire et politique. Le pays a alloué 2,57 milliards de dollars d’aide à Gaza depuis le début des hostilités.

Sur place, la population reste confrontée à une précarité aiguë. Une habitante du camp d’Al-Bureij décrit des conditions de vie précaires, marquées par des pénuries alimentaires, des destructions massives et des incidents sécuritaires sporadiques. Le traumatisme des civils, en particulier des enfants, demeure une préoccupation majeure dans un territoire où la reconstruction peine à effacer les stigmates du conflit.

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