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Économie

Kering en pleine tourmente, le bénéfice s’effondre sous le poids de Gucci

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Le groupe de luxe français affiche une chute vertigineuse de son résultat net pour l’exercice écoulé, une performance largement attribuée aux difficultés persistantes de sa maison phare, Gucci, malgré des premiers signes d’amélioration.

Le géant du luxe Kering a publié des résultats annuels marqués par un net recul. Le bénéfice net du groupe a connu une contraction drastique, tandis que son chiffre d’affaires a également diminué. Cette contre-performance est principalement imputable aux ventes en berne de la marque italienne Gucci, pilier historique du portefeuille, dont le poids reste déterminant dans la santé financière de l’ensemble.

Les dirigeants du groupe reconnaissent que ces chiffres sont en deçà des capacités réelles de l’entreprise. Ils promettent de dévoiler prochainement un plan stratégique détaillé visant à restaurer une trajectoire de croissance. Ce plan devrait s’articuler autour d’une clarification des stratégies de marques, d’une optimisation de l’organisation et d’un renforcement de la discipline financière.

Si Gucci demeure le principal point de vigilance, le groupe note toutefois une progression séquentielle de ses ventes sur les derniers trimestres. Cette embellie relative serait portée par des lancements produits, notamment dans la catégorie des maroquinerie. Parallèlement, Kering poursuit sa mue structurelle, avec la cession récente de sa division Beauté, une opération qui a permis d’alléger significativement l’endettement.

Pour diversifier ses sources de revenus et réduire sa dépendance à l’égard de Gucci, le groupe mise sur le développement d’autres maisons. Yves Saint Laurent est souvent citée comme un relais de croissance potentiel. La marque Bottega Veneta fait figure d’exception positive, ayant réussi à maintenir sa stabilité dans un contexte difficile. À l’inverse, des ajustements sont en cours au sein de marques plus modestes, où des révisions stratégiques sont engagées.

La tâche du directeur général, en poste depuis quelques mois, consiste désormais à concrétiser ce redressement. La communauté financière attend avec attention la présentation de sa feuille de route, qui devra détailler les moyens d’inverser durablement la tendance.

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